Mathématiques. équation différentielle, QCM, Métropole, Réunion, 09 /2026.

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Partie A
On considère l’équation différentielle : (E) : 2y ′ +3y = 8 e-1,5 t où y est une fonction de la variable y et elle est définie et dérivable sur [0 ; +∞[. 1. Résoudre dans l’intervalle [0 ; +∞[ l’équation différentielle (E ′ ) : 2y ′ +3y = 0.
y'+1,5 y =0.
f(x)= A exp(-1,5x) avec A une constante réelle.
2. Soit f la fonction dérivable sur [0 ; +∞[, définie par f (t) = 4t e -1,5t . On admet que cette fonction f est une solution de l’équation différentielle (E). On considère une fonction g définie et dérivable sur [0 ; +∞[. Démontrer que : « g est solution de (E) »est équivalent à « g − f solution de (E ′ ) ».
f est solution de (E) conduit à : 2 f '+3 f = 8 e-1,5 t .
g est solution de (E) conduit à : 2g'+3g = 8 e-1,5t.
2 f '+3 f = 2 g '+ 3 g.
2(g-f) ' +3(g-f)=0.
g-f est solution de (E').
 3. En déduire toutes les solutions de l’équation différentielle (E).
g(t) - f(t) = C e-1,5t avec C une constante réelle.
g(t) = C e-1,5t +f(t).
g(t) =
C e-1,5t + 4t e -1,5t .
g(t) = (C+4t) e-1,5t.

4. Déterminer toutes les solutions de (E) qui s’annulent en 0.
g(0) = Ce0 = C = 0.
Une seule fonction s'annule en zéro : f(t) = 4t e-1,5t.

Partie B.
Un essai clinique est réalisé auprès de plusieurs patients volontaires afin de valider ou non l’efficacité d’un médicament. On demande au patient d’avaler le médicament sous la forme d’un comprimé de 1 mg puis on étudie la quantité de ce médicament présente dans le sang au cours du temps. La quantité de ce médicament en fonction du temps écoulé après la prise du comprimé, en mg, est modélisée par la fonction f dérivable sur [0 ; +∞[, définie par : f (t) = 4t e −1,5 t , t étant exprimé en heures.
1. Déterminer la limite de f (t) en +oo. Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.
Si t tend vers +oo : 
e-1,5 t tend vers zéro et 4 t tend vers +oo.
Par produit des limites, f(t) tend vers zéro.
Au bout d'un temps suffisamment long, le médicament est éliminé du sang.
2. a. Vérifier en détaillant les calculs que pour tout réel t positif, f ′ (t) = (4−6t) e−1,5 t .
On pose u = 4t et v = e-1,5t ; u' = 4 ; v' = -1,5 e-1,5t.
u'v+v'u =4 e-1,5t -6t e-1,5t = (4−6t) e−1,5 t .

b. Étudier le signe de la dérivée et en déduire le tableau de variations de la fonction f sur [0 ; +∞[.
Le terme en exponentielle étant positif, le signe de f ' (t) est celui de 4-6t.
Si t < 2 / 3, f '(t) >0 et f(t) est strictement croissante.
Si t > 2 / 3, f '(t) < 0 et f(t) est strictement décroissante.
Si t = 2 /3, f '(t) = 0 et f(t) présente un maximum.


c. Au bout de combien de temps la quantité de ce médicament présente dans le sang est-elle maximale ?
Au bout de 2 / 3 heure ou 40 minutes.
 3. Démontrer que l’équation f (t) = 0,5 admet une unique solution sur [1; 3]. Donner un encadrement de cette solution, notée a, à 10−2 près.
Sur cet intervalle, la fonction f est dérivable, donc continue.
Elle est strictement décroissante sur cet intervalle
f(1) = 4 e-1,5 ~0,893 ;
f(3) = 12 e-4,5 ~0,133.
0,5 appartient à [f(3) ; f(1)].
D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(t) = 0,5  admet une solution unique a sur [1 ; 3}.
La calculatrice donne 1,76 < a <1,77..
 4. L’essai clinique sera validé si les deux conditions suivantes sont vérifiées :
 Condition 1 : 50 % de la quantité du médicament est éliminée de l’organisme au plus tard 2 heures après la prise du comprimé.
 Condition 2 : la quantité moyenne du médicament présente dans le corps du patient entre 1 heure et 3 heures après la prise du comprimé est inférieure à 0,40 mg. La condition 1 est-elle réalisée ? La condition 2 est-elle réalisée ?
Condition 1 :  la moitié du médicament est éliminé dès que sa quantité dans le sang est inférieure ou égale à 0,5 mg.
Sur [2 /3 ; +oo[ f est décroissante  et f(a) = f(1,77) = 0,5.
Pout t supérieure à  1,77 heures, cette condition est réalisée.
Condition 2 : calcul de la valeur moyenne de f sur [1 ; 3] en posant :
u = 4t ; v' = e-1,5t ; u' = 4 ; v = -2/3 e-1,5t.

Cette valeur étant supérieure à 0,40 mg, la condition 2 n'est pas respectée.
L'essai clinique n'est pas validé.

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point. Les affirmations sont indépendantes.
1. On considère l’équation différentielle (𝐸) y′ − 2y = (x − 3)e 𝑥 , où y est une fonction de la variable x, définie et dérivable sur R.
Affirmation 1 : La fonction f définie sur R par : f(x) = (x − 2)ex est solution de l’équation différentielle (E). Faux.
Calcul de  f '(x) en posant u = x-2 et v = ex ; u' = 1 ; v' = ex.
u'v+v'u = ex+(x-2)ex =(x-1)ex.
Repport dans (E) : (x-1)ex-2(x − 2)ex  = (-x+3)ex diffère de (x − 3)e 𝑥 .

 2. Soit f la fonction définie sur R, par f(x) = (2x + 1)cos(x). On intègre par parties f(x) sur 0 ; p.
Affirmation 2 : Cette intégration donne −4p. Faux.
On pose u = 2x+1 et v' = cos(x) ; u' = 2 et v = sin(x).


 3. On considère l’inéquation suivante sur ]7 ; +∞[ : ln(2x2 − 6x − 56) < ln(4x − 8)
Affirmation 3 : L’ensemble des solutions de cette inéquation est l’intervalle [8 ; +∞[. Vrai.
Racines de 2x2 − 6x − 56=0 :
 D =(-6)2 -4*2*(-56)=484= 222.
x1 = (6+22) / 4 = 7 ; x2 =(6-22)/4=-4.
2x2 − 6x − 56 >0 sur ]7 ; +oo[
4x-8 >0 sur ]2 ; +oo[.
Sur ]7 ; +oo[ ; ln(2x2 − 6x − 56) > ln(4x-8).
La fonction ln étant croissante : 2x2 − 6x − 56) > 4x-8.
2x2 − 10x − 48 > 0 ; x2 − 5x − 24 > 0 ;
Discriminant D = (-5)2 -4*(-24) = 121=112.
Racines x1 =(5+11) / 2 = 8 ; x2 =(5-11) / 2= -3.
Le coefficient du terme de degré 2 étant +1, cette fonction est positive sur ]-oo ; -3] union [8 ; +oo[.
Sur ]7 ; +oo[, l'inéquation a pour ensemble de solution l'intervalle [8 ; +oo[.


4. On considère la suite (un) définie par 𝑢0 = 1 et, pour tout entier naturel n, un+1 = 3un /( 5un + 3).
 On admet que un diffère de 0 pour tout entier naturel n. On considère la suite (vn) définie pour tout entier naturel n par vn = 2 /un .
Affirmation 4 : La suite (vn) est une suite arithmétique. Vrai.
vn+1 = 2 / un+1 =2(5un+3) / (3un)= 10 / 3 +2/un)=10 /3 + vn.
(vn) est une suite arithmétique de raison 10 / 3.

5. On lance 3 600 fois un dé équilibré à six faces numérotées de 1 à 6.
Affirmation 5 : La probabilité que le nombre d’apparitions du 6 soit strictement compris entre 450 et 750 est minorée par 0,97. Vrai.
Expérience aléatoire : " obtenir 6 en lançant un dé équilibré  à 6 faces numérotés de 1 à 6".
Probabilité du succès p = 1 /6 ; probabilité de l'échec : 5 /6.
 C'est une épreuve de Bernoulli.
La variable aléatoire comptant le nombre de succès suit la loi binomiale de paramètre p = 1/6 et n = 3600.
E(X) = n p = 3600 / 6 = 600. V(X) = n p q = 3600 *1/6 *5/6 = 500.
L'inégalité de Bienayme-Tchebytchev conduit à :
P(|X-600| > t) < 500 / t2.
P(450 < X < 750)= P(|X-600| < 150)=1-P(|X-600| > t) < 500 / t2.
Or P(450 < X < 750)= P(|X-600| < 150)=1-P(|X-600|> 150).
P(|X-600|> 150) < 500 / 1502.
P(450 < X < 750)> 1-500/1502.
1-500/1502~0,978.
P(450 < X < 750)> 0,97.


 




  
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