Physique chimie, bac SPCL Métropole 2026
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Le lait de vache est un aliment très
consommé. Cependant, il peut s’altérer facilement et un contrôle
régulier de sa qualité est nécessaire.
Dans ce sujet, nous étudierons quelques facteurs influençant les
propriétés du lait et les méthodes
employées pour son contrôle qualité et son stockage.
PARTIE A – Contrôle
qualité du lait par titrage conductimétrique (4 points).
Lorsqu’une lésion est détectée sur une mamelle de vache, un
contrôle qualité du lait issu de la traite
doit être effectué. En effet, en cas de mammite (inflammation d’une
mamelle), le lait peut être
contaminé par des bactéries et devenir impropre à la consommation.
Les mammites provoquent une élévation des concentrations en ions sodium
Na+ et chlorure Cl -
dans le lait. Le contrôle qualité du lait est réalisé en titrant par
conductimétrie les ions chlorure Cl-
présents.
Les ions chlorure présents dans le lait sont titrés par une solution
aqueuse de nitrate d’argent Ag+, NO3-
de concentration en quantité de matière C2 =0,10 mol/ L
.
Un volume V1= 20,0 mL du lait de la vache est introduit dans
un bécher et un volume de 250 mL
d’eau distillée est ajouté.
Une cellule conductimétrique est immergée dans ce bécher et la
conductivité de la solution est
relevée après chaque ajout de solution titrante.
Au cours de ce titrage, il se forme un précipité de chlorure d’argent
AgCl.
Q1. Compléter la légende du
dispositif expérimental utilisé.

Le suivi conductimétrique du titrage permet d’obtenir la courbe
d’évolution de la conductivité s
du
milieu réactionnel en fonction du volume Vde la solution de nitrate
d’argent versé .
Q2. Écrire l’équation de la réaction support du titrage.
Ag+aq + Cl-aq --> AgCl (s).
Q3. Déterminer graphiquement le volume VE
de solution titrante versée à l’équivalence.

Q4. Calculer la valeur de la concentration en masse d’ions chlorure Cm
Cl- dans le lait analysé.
Quantité de matière d'ion chlorure : VEC2 = 5,8
x0,10 =0,58 mmol dans 20,0 mL.
0,58 / 20,0 = 0,029 mol / L.
0,029 x M(Cl-) = 0,029 *35,5 = 1,03 g / L.
On réalise, dans les mêmes conditions (même matériel et même
protocole), d’autres mesures
compatibles de la grandeur Cm
Cl . Pour 8 mesures, on
obtient les résultats suivants :
valeur moyenne de la concentration en masse en ions chlorure : 1,02 g
/ L ;
écart-type expérimental : s=
0,09 g / L.
Dans le cas de laits provenant de vaches atteintes de mammite, la
valeur de la concentration en
masse d’ions chlorure est supérieure à 1,4 g / L
.
Q5. En déduire, en tenant compte des incertitudes, si le lait est
impropre à la consommation.
u(C) = s / n½
= 0,09 / 8½ =0,03 g / L.
Cm Cl- =1,03 ± 0,03 g /
L.
Cm Cl- appartient à l'intervalle [1,00 ; 1,06 ].
1,4 g / L n'appartient pas à cet intervalle : le lait peut être
consommé..
Prérefroidissement du lait.
5 points.
À l’issue
de la traite des vaches de l’exploitation laitière, le lait est à la
température de 35 °C.
Celui-ci doit donc être refroidi avant d’être versé dans le tank à lait
(réservoir qui sert au stockage).
Cette opération de refroidissement est réalisée à l’aide d’un échangeur
thermique appelé « prérefroidisseur ».

Q6. Préciser si le fonctionnement du
pré-refroidisseur est à contre-courant ou à co-courant, en
s’appuyant sur le sens de circulation des fluides
Contre-courant.
Données :
volume de lait obtenu pendant 20 minutes de traite : Vlait=
410 L ;
masse volumique du lait : r lait=
1,03 kg ∙ L -1 ;
capacité thermique massique du lait : Clait=3,97 103
J ∙ K -1 kg-1 ;
volume d’eau de refroidissement mis en jeu pour traiter 410 L de lait
: Veau= 615 L ;
masse volumique de l’eau : reau=
1,00 kg ∙ L-1 ;
capacité thermique massique de l’eau : Ceau = 4,18 103
J K-1 kg-1.
.
On rappelle que l’énergie reçue par une masse m d’un liquide lors d’une
variation de température Dq
est donnée par la relation suivante : Q= m C Dq.
Q7. Montrer que
l’énergie thermique nécessaire pour refroidir le lait issu de la
traite, de 35 °C à
17 °C, est égale en valeur absolue à 3,0 107 J.
Q= m C Dq =410 x1,03 x3,97 103
(35-17)=
3,0 107 J.
On suppose que les
pertes d’énergie dans le système de pré-refroidissement peuvent être
négligées. On considèrera alors : |Qeau | = |𝑄lait|.
8. Calculer
l’élévation de température de l’eau de refroidissement et vérifier
qu’elle est en
concordance avec les informations du document .
3,0
107 = 615 x4,18 103 Dq
;
Dq
= 11,7 °~12 °C.
Température d'entrée de l'eau : 12°C ; température de sortie de
l'eau : 12+12 =24°C.
En accord avec le document.
Dimensions du
pré-refroidisseur.
Le pré-refroidisseur est composé de tubes
échangeurs appelés modules. Dans cette sous-partie, le
fermier cherche à dimensionner ce pré-refroidisseur en déterminant le
nombre de modules
nécessaire pour s’équiper.
Q9. Déterminer
l’aire de la surface d’échange d’un module, notée Smodule,
entre le lait et l’eau.
Smodule = 3,14 D L =3,14 * 32 10-3 *28=2,8 m2.
Q10. Montrer que l’aire de la
surface d’échange S dans le pré-refroidisseur afin de traiter 410
litres
de lait en 20 minutes est égale à S = 8,2 m2.
Flux thermique F échangé
entre le lait et l'eau : F =
|Qlait / Dt|
=3,0 107 / (20*60)=2,5 104 W.
F = KS
Dq
=400 *7,6 S ; S = 2,5 104 /(400 *7,6) =8,2 m2.
Q11. Déduire des
deux questions précédentes, en justifiant, le nombre de modules
nécessaires
pour l’installation laitière étudiée.
8,2 / 2,8 ~3 modules.
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Contrôle de la fraicheur du lait par
titrage colorimétrique. 6 points.
Pour vérifier la fraîcheur du lait dans le tank de la partie B, il est
nécessaire de contrôler la
concentration en acide lactique.
Étude de l’acide lactique.
Les deux représentations de Cram des deux stéréoisomères
de l’acide lactique sont représentés:
Q12. Entourer et nommer les
groupes fonctionnels de l’acide lactique.

Q13. Nommer la
relation qui.existe entre ces deux stéréoisomères.
Ce sont deux énantiomères.
Titrage de l’acide lactique
On titre l’acide lactique, noté HA, considéré comme l’acide
majoritairement présent dans le lait
étudié, par une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium de
concentration en
quantité de matière CB= 0,25 mol∙L
-1
.
Pour cela, on prélève un volume 𝑉A= 50,0 mL de lait que
l’on place dans un bécher où est plongée
une sonde de pH. Les coordonnées du point équivalent sont VE=
9,40 mL et pHE = 8,2.
L’équation de la réaction support du titrage est la suivante :
HAaq + HO-aq → A-aq +H2O(l)
.
produit ionique de l’eau : Ke =10-14 ;
constante d’acidité du couple HA/ A- : Ka =1,26 10-4.
Q14. Nommer la verrerie
appropriée pour prélever le volume VA.
Pipette jaugée de 50,0 mL.
Q15. Exprimer la
constante d’équilibre K de la réaction chimique en fonction de Ka
et Ke
,
puis montrer que celle-ci est égale à 1,26 1010
.
K = [A-aq] / ([HAaq ] [HO-aq]) = [A-aq]
[H3O+aq] / ([HAaq ] [HO-aq]
[H3O+aq]) = Ka / Ke =1,26 10-4 / 10-14
=1,26 1010
.
Q16. En déduire que
la transformation chimique peut être considérée comme totale.
K > 104, la transformation est totale.
Q17. Choisir
l’indicateur coloré de fin de réaction le plus adapté à ce titrage.
Justifier.
La zone de virage de l'indicateur coloré doit contenir le pH du point
équivalent pHE = 8,2.
Le rouge de crésol convient. Zone de virage 7,2 ; 8,8.
Q18. À l’aide du
titrage, déterminer la valeur de la concentration en quantité de
matière en acide
lactique du lait analysé.
VE CB / VA = 9,40 x 0,25 / 50,0=0,047
mol / L
La concentration en masse d’acide lactique dans un lait frais ne doit
pas dépasser 1,8 g ∙ L
-1
.
Donnée : masse molaire moléculaire de l’acide lactique : M= 90 g ∙ mol-1
.
Q19. Vérifier si le
lait analysé est frais.
0,047 x90 =4,2 g / L > 1,8 g / L. Ce lait n'est pas frais.
Exercice4. 5 points.Echographie d'une mamelle
Dans un élevage laitier, une vache présente des signes de mammite
(infection de la mamelle).
Le vétérinaire réalise une échographie afin de diagnostiquer un
éventuel abcès.
L’échographie utilise des ultrasons qui se propagent dans les tissus de
la mamelle avec une célérité
notée v. On considère que la vitesse des ondes ultrasonores est
identique dans tous les tissus.
Les ondes ultrasonores sont partiellement réfléchies aux interfaces
entre deux milieux différents.
Un abcès rempli de liquide apparaît généralement sous forme d’une zone
sombre sur l’image
échographique.
Afin d’adapter le traitement, le vétérinaire a besoin de
connaitre le diamètre D de l’abcès.
Q20. Vérifier que
l’onde utilisée ( fréquence f = 3,5 MHz ) pour réaliser l’échographie
appartient au domaine des ultrasons.
3,5 MHz > 20 000 Hz. L'onde appartient au domaine des ultrasons.
Q21. Représenter le
parcours de
l’onde ultrasonore entre son émission par la sonde et sa réception
après réflexion sur la partie
inférieure de l’abcès.

L’onde ultrasonore se réfléchissant sur l’interface située à une
profondeur d2 est détectée au bout
d’une durée Dt2=
58 µs après l’émission.
Q22. Montrer que la
distance entre la sonde et la partie inférieure de l’abcès, notée d2,
est égale à
4,5 cm.
célérité de l’onde ultrasonore : v = 1540 m ∙/ s ;
2 d2 = v Dt2
; d2 = 1540 x58 10-6 / 2 = 0,045 m = 4,5 cm.
Q23. Déterminer le
diamètre de l’abcès, noté D, puis conclure sur la
nécessité ou non d’un drainage.
Distance entre la sonde et la partie supérieure de l’abcès : d1=
2,0 cm.
D=d2-d1 = 4,5-2,0 = 2,5 cm, petit abscès..
La résolution correspond au détail le plus petit que l’on puisse
observer.
En échographie, cette résolution est égale à la longueur d’onde de
l’onde ultrasonore utilisée.
Q24. Exprimer
puis calculer la longueur d’onde l
de l’onde ultrasonore utilisée.
l =v
/ f=1540 / (3,5 106)=4,4 10-4 m.
Q25. En déduire si
la longueur d’onde de l’onde ultrasonore utilisée est adaptée à la
détection de
cet abcès.
Cette longueur d'onde est très inférieure à la dimension de l'abscès.
Elle est donc adaptée.
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