Physique chimie, les nappes phréatiques,
bac
SPCL Antilles 2026
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Partie 1 : pollution des nappes phréatiques (7,5 points).
La pollution des nappes phréatiques peut se faire par ruissellement, par infiltration mais
également par interaction entre la nappe et les cours d’eaux. Différentes pollutions des eaux
ont été identifiées telles que la pollution par les ions nitrate et par les composés chlorés.
A. Dosage des ions nitrate par spectrophotométrie UV-visible.
Le dosage des ions nitrate NO3
− est nécessaire pour contrôler la qualité des nappes
phréatiques. Les ions nitrate étant incolores en solution, il n’est pas possible de les doser
directement par spectrophotométrie UV-visible.
Il est nécessaire de les transformer par une réaction chimique totale en une nouvelle
espèce ionique, notée NS−, de coloration jaune-vert stable qui permet alors de réaliser un
dosage colorimétrique par spectrophotométrie UV-visible.
Le spectre d’absorption d’une solution aqueuse contenant l’espèce NS− est donné sur le
document ci-dessous.

Q1. Déterminer, à partir du spectre d’absorption, la longueur d’onde à sélectionner sur le
spectrophotomètre.
Q2. Justifier, en utilisant le cercle chromatique représenté, la couleur
jaune-vert des ions NS− en solution.
L'ion NS- de couleur vert jaune présente un maximum d'absorption dans le violet rouge, vers 420 nm.
Une gamme d’étalonnage est réalisée à partir d’une solution mère d’ions NS− de
concentration Cmère = 1,50 mmol·L−1.
Un protocole simplifié de préparation de la gamme d’étalonnage est mis en œuvre : pour
préparer les solutions filles de concentration en quantité de matière Cfille, on place un
volume Vmère de solution mère dans une fiole jaugée de 50 mL, puis on complète avec de
l’eau distillée jusqu’au trait de jauge.
Q3. Déterminer le volume de solution mère à prélever pour préparer une solution fille de
concentration Cfille = 0,15 mmol·L−1.
Facteur de dilution : Cmère /Cfille = 10.
Vmère = 50 / 10 = 5 mL.
On mesure l’absorbance A des solutions filles à la longueur d’onde déterminée à la
question Q1. La courbe d’étalonnage montrant l’évolution de l’absorbance A en fonction
de la concentration en quantité de matière Cfille en ions NS− est représentée ci-dessous.

Un échantillon d’eau d’une nappe phréatique, noté S, est prélevé. Après transformation
des ions nitrate NO3
− en ions colorés NS−, cet échantillon est dilué 10 fois : cette solution
est notée S’. On mesure l’absorbance de la solution S’: A(S’) = 0,435.
Q4. Déterminer, à l’aide de la courbe d’étalonnage, la concentration en quantité de
matière C’ des ions NS− de la solution S’.
A=k C ; C = 0,435/ 4,15 = 0,105 mmol / L.
On admet que la valeur de la concentration en quantité de matière des ions NS− obtenue
correspond à celle des ions nitrate NO3
− avant leur transformation en ions NS−.
Q5. Montrer que la concentration en quantité de matière C(NO3
−
) en ions nitrate dans l’eau
de la nappe est de 1,05 mmol.L−1.
Tenir compte de la dilution au dixième : 0,105 * 10 = 1,0 5 mmol / L.
La masse molaire de l’ion nitrate vaut 62,0 g.mol−1.
Q6. Concluresur la qualité de l’eau de l’échantillon analysé.
1,05 x62,0 =65,1 mg / L
Cette valeur étant comprise entre 50 et 100, l'eau n'est pas conforme, mais potable.
Q7. Justifier la nécessité d’avoir dilué 10 fois l’échantillon d’eau d’une nappe phréatique.
Concentration et absorbance ne sont proportionnelles qu'aux faibles concentrations.
Q8. Citer deux exemples de sources d’erreurs possibles de manipulation au cours de
l’expérimentation pour déterminer la concentration.
Erreur sur les volumes lors de la dilution et de la préparation des solutions filles.
B. Pollution par les espèces chimiques chlorées.
Les espèces chimiques chlorées sont peu biodégradables et peu retenues dans le sol.
Elles passent alors plus rapidement de la surface à la nappe phréatique. Ce type de
pollution est observé dans les zones urbaines et industrielles ou dans les décharges non
contrôlées. Parmi ces espèces chimiques chlorées, le dichloroéthène de formule brute
C2H2Cl2 est utilisé en tant qu’intermédiaire réactionnel lors de synthèses organiques.
Q9. Représenter les formules développées des trois isomères ayant pour formule brute C2H2Cl2.

Q10. Identifier, parmi les représentations données en Q9. celle qui porte le nom de
(Z)-1,2-dichloroéthène en nomenclature officielle.
Une autre espèce chimique chlorée, le 2-chloropropane, est un intermédiaire réactionnel
rencontré lors de la synthèse de pesticides. On étudie la synthèse de cette espèce
chimique à partir du propan-2-ol. L’équation de réaction de cette synthèse s’écrit :

Q11. Nommer le type de réaction conduisant à la formation du 2-chloropropane parmi :
réaction acide-base, oxydation, réduction, addition, substitution, élimination.
Substitution.
Au cours de la réaction, il se forme un ion intermédiaire représenté ci-dessous :

Q12. Préciser la nature de l’ion intermédiaire.
Carbocation.
Q13. Indiquer, en utilisant la théorie VSEPR, la géométrie de l’ion intermédiaire.
Ion plan, structure type AX3, plane ; les angles entre les substituants sont proches de 120 °.
Q14. Compléter, à l’aide du formalisme de la flèche courbe, une étape du mécanisme
fournie.

.
Dans la synthèse étudiée, on peut ajouter aux réactifs du chlorure de zinc de formule
ZnCl2, qui a un rôle de catalyseur.
Q15. Préciser le rôle d’un catalyseur.
Un catalyseur est une substance qui accélère une réaction chimique sans être consommée par celle-ci. Il retrouve son état iitial à la fin de la transformation
Une pollution à un composé chloré a été détectée dans l’eau d’une nappe phréatique.
L’analyse RMN du solvant présent dans cette eau est effectuée dont le spectre RMN du
proton est présenté ci-dessous.

Q16. Justifier, en utilisant le spectre RMN du document, le nom de la molécule chlorée
présente dans l’eau de la nappe parmi :
(Z)-1,2-dichloroéthène ; 2-chloropropane.
Le spectre RMN indique la présence d'un proton porté par un carbone
avec 6 protons identiques portés par les atomes de carbone voisins.
Partie 2 : mesure de la taille des microplastiques (5 points)
Les microplastiques, par leur présence dans les cours d’eau, les mers et les océans, ont
un impact important sur la faune et la flore aquatiques, les produits de la pêche ainsi que
sur l’eau de consommation. Les microplastiques sont donc des sujets d’étude de haute
importance, d’après l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentaire, de
l’environnement et du travail.
L’objectif de cette partie est de mesurer la taille des microplastiques présents dans les
nappes phréatiques. Pour cela des échantillons d’eau contaminée sont filtrés et les
particules de plastiques les plus grandes sont mesurées par diffraction à l’aide d’un
capteur CCD.
Protocole de mesure :
- on éclaire un échantillon de microplastique de taille a placé entre deux lames de
microscope avec un laser de longueur d’onde l = 648 nm ;
- le capteur CCD sensible à l’intensité lumineuse, est placé à
une distance D = 100 cm de l’objet diffractant ;
- la mesure de la largeur L de la tache centrale est réalisée à l’aide du capteur CCD.
Le schéma du montage est donné dans le document ci-dessous.

Q17. Retrouver, à l’aide du schéma du montage, l’expression suivante : q =
L
/ (2D).
tan q ~q = ½L / D.
L’acquisition de la figure de diffraction permet d’obtenir l’enregistrement représenté ci-dessous.
Q18. Mesurer, à l’aide du document, la largeur L de la tache centrale.

On admet que, pour la forme du microplastique étudié, l’angle q vérifie la relation
suivante : q = 1,22 ×
λ/
a
Q19. Exprimer la taille a du microplastique en fonction de L, D et λ.
Q20. Montrer que la taille a du microplastique est d’environ 0,25 mm.
q = 1,22 ×
λ/
a=L
/ (2D).
a = 2 *1,22 ×
λD / L
=2 *1,22 x648 10-9 x 1,00 / (6 10-3) =2,6 10-4 m ~0,26 mm.
On peut estimer l’incertitude-type sur la mesure de la taille a à l’aide de la relation
suivante :
u(a) = a [(u(L) / L)2+(u(l) / l)2+(u(D) / D)2] ½.
u(D) = 0,08 cm ; u(l) = 2 nm ; u(L) = 0,2 mm.
Q21. Calculer la valeur de l’incertitude-type u(a) sur la valeur de la taille a du
microplastique.
u(a) =0,25 [(0,2) / 6)2+(2 / 648)2+(0,08) / 100)2] ½~ 8 10-3 mm.
Q22. Exprimer le résultat obtenu à la question Q20 avec son incertitude-type associée.
a = 0,26 ±8 10-3 mm.
On considère que la distance minimale d’observation distincte d’un objet à l’œil nu vaut
dm = 25 cm. C’est à cette distance que le diamètre apparent, noté a, d’un objet observé à
l’œil nu est le plus élevé.
Q23. Établir, en s’appuyant sur un schéma très simple reproduit sur la copie et en utilisant
l’approximation des petits angles, que ce diamètre apparent est a= a
/dm
.

Q24. Calculer la valeur du diamètre apparent α du microplastique.
0,026 / 25 ~1,0 10-3 rad.
Le pouvoir séparateur de l’œil est de 3×10−4 rad.
Q25. Indiquer, en justifiant, s’il est possible d’observer le microplastique à l’œil nu.
1,0 10-3 > 3×10−4 rad. L'observation à l'oeil nu est possible.
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Partie 3 : mesure du niveau d’une nappe phréatique (2,5 points)
Le niveau des nappes phréatiques est mesuré par des capteurs installés dans un puits.
Le niveau d’eau peut être mesuré en continu à l’aide d’une sonde de pression déposée
dans le puits de forage. Le capteur de pression SEN0257
permet de mesurer la pression relative dans l’eau.
Il est connecté à une carte Arduino pour déterminer la hauteur d’eau dans le puits.
Le programme de la carte Arduino est fourni.
Q26. Identifier la ligne permettant le calcul de la valeur de la
pression
Ligne 17 : pression = (tension-offset)*1000000 /4 ;
Q27. Montrer que la valeur de la sensibilité du capteur supposé
linéaire est égale à 4×10−6 V·Pa−1.
tension analogique de 0,5 V à 4,5 Vcc ;
plage de mesure :0 à 1,00 MPa soit 1,00 106 Pa.
(4,5-0,5) / (1,00 106) = 4×10−6 V·Pa−1.
On rappelle l’équation de la statique des fluides : Prel = reau
× g × h avec :
- Prel : pression relative en Pascal ;
- reau = 1000 kg∙m−3 masse volumique de l’eau à 25°C ;
- g = 9,81 m⋅s−2 : intensité de la pesanteur terrestre ;
- h : hauteur du fluide en mètre.
Q28. Recopier et compléter la ligne 18 du document 9 permettant de calculer la hauteur
d’eau.
hauteur=pression/(1000*9.81)
Q29. Calculer la hauteur de colonne d’eau maximale mesurable par le capteur.
Pression maximale mesurable :1,00 106 Pa.
Hauteur maximale = 1,00 106 /(1000 *9,81)=102 m.
Q30. Proposer une modification du script Arduino afin que le relevé de mesure soit fait
toutes les heures.
ligne 26 delay(3600000)
Partie 4 : alimentation en eau d’un réseau d’irrigation (5 points).
Un forage est effectué dans la nappe phréatique afin d’alimenter un réseau d’irrigation.
Le pompage est autorisé uniquement tant que le niveau de la nappe est supérieur ou
égal à 55 % de son niveau maximal.
Q31. Repérer le
niveau maximal atteint par la nappe au cours de l’année et donner sa valeur.

Q32. Indiquer, à l’aide d’une double flèche ↔, la période de l’année 2022 durant laquelle il a été
impossible d’alimenter le réseau d’irrigation par pompage dans la nappe phréatique.
34 *55 /100 = 18,7 m.
La relation liant la vitesse v d’écoulement de l’eau dans la canalisation, le débit moyen D
et la section S de la canalisation de pompage et de refoulement est : D = v × S.
Le débit moyen D constaté est de 190 m3·h−1. La section S de la canalisation de pompage
et de refoulement est égale à 177 cm2.
Q33. Calculer, en m·s−1 la vitesse d’écoulement de l’eau dans la canalisation.
190 m3 h-1 = 190 / 3600 =0,0528 m3 /s ;
v = D / S = 0,0528 / (177 10-4)=2,98 ~3,00 m /s.
Une régulation de la pression en sortie de la pompe est mise en œuvre pour alimenter le
réseau d’irrigation. La pression, régulée à la valeur de consigne de 8 bar, est maintenue
constante quel que soit le nombre total d’utilisateurs, en agissant sur la vitesse de rotation
de la pompe.
Un schéma simplifié du système de pompage dans la nappe phréatique afin d’alimenter le
réseau d’irrigation est donné ci-dessous.

Q34. Préciser la grandeur réglée, la grandeur réglante et la grandeur perturbatrice.
Grandeur réglée : pression.
Grandeur réglante : consigne 8 bar
Grandeur réglante : un utilisateur utilise l'eau.
Q35. Citer les trois critères de performance d’une boucle de régulation.
Stabilité, précision, temps de réponse.
Q36. Attribuer aux numéros indiqués sur le schéma les termes :
consigne ; signal de commande ; pression ; signal de mesure ;
vitesse de rotation de la pompe ; grandeur perturbatrice.
Q37. Attribuant aux blocs sur le schéma les termes suivants :
régulateur ; pompe ; procédé ; capteur-transmetteur de pression.

Q38. Lorsqu’un nouvel utilisateur ouvre son robinet, la pression dans le réseau chute
brutalement. Expliquer comment le régulateur va agir sur la pompe.
Le régulateur va augmenter la vitesse de rotation de la pompe.
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