Physique chimie, mathématiques, migration
des bécasses, bac STL Antilles 2026
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Exercice
1. 6 points. Risque de
contamination radioactive des bécaces.
L’explosion d’un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl
en 1986 a entraîné
le rejet massif dans l’atmosphère de substances radioactives, dont le
césium 134 et
le césium 137.
1. Justifier que
les atomes de césium 13455Cs et 13755Cs sont des isotopes du
césium.
Ces deux atomes ne diffèrent que par leur nombre de neutrons ; ils
possèdent le même numéro atomique Z = 55.
2. Donner la
composition du noyau de césium 13755Cs
55 protons et 137-55 = 82 neutrons.
.
En 1986, la communauté européenne de l’énergie atomique EURATOM, fixait
des
valeurs limites de contamination radioactive pour protéger la
population. Ainsi, elle
définissait l’activité maximale associée aux radioéléments qu’une
personne pouvait
ingérer sans risque pendant un an à l’aide de la Limite Annuelle
d’Incorporation,
notée LAI. Pour l’ensemble du césium 134 et du césium 137, la LAI était
fixée à
300 000 becquerels par an (Bq an−1
).
Les bécasses se nourrissent de vers de terre susceptibles d’accumuler
le césium
présent dans le sol. On estimait que la viande de bécasse contaminée au
césium
peu après l’explosion, en 1986, présentait une activité d’environ 5000
becquerels par
kilogramme de viande .
On cherche à savoir si la consommation de viande de bécasse présentait
un risque
sanitaire à cette époque.
3. Déterminer la
masse de viande de bécasse qu’il aurait fallu consommer en un
an pour atteindre la LAI en vigueur à l’époque de l’explosion.
300 000 / 5000=60 kg.
4. Commenter ce résultat sachant que la consommation moyenne de gibier
en
France est estimée à 1 kg an−1.
.La consommation de viande de bécasse ne
présentait aucunun risque
sanitaire à cette époque.
.Les progrès de la science et
l’amélioration des connaissances sur les rayonnements
radioactifs ont conduit EURATOM à ne plus définir les limites
d’ingestion en
becquerel par an mais en becquerel par kilogramme d’aliment consommé.
Le règlement EURATOM 2026/52 fixe aujourd’hui cette limite à 1250 Bq kg−1
.
5. Justifier
qu’une bécasse contaminée en 1986 serait considérée comme
impropre à la consommation au regard de la norme actuelle.
5000 Bq kg−1
> 1250 Bq kg−1
..
Lors de la
désintégration du césium 13455Cs , il se forme du baryum 13456Ba
.
6. Déterminer la particule émise lors de la désintégration radioactive
du 13455Cs
.
13455Cs
-->13456Ba
+0-1e ( electron)
Le
graphe représente l’évolution de l’activité massique d’un échantillon
radioactif de
césium 134 (c’est-à-dire l’activité de l’échantillon divisée par sa
masse) mesurée
au cours du temps.
7. Définir le temps
de demi-vie du césium 134.
La demi-vie t½ est la durée au bout de laquelle la motié des noyaux
initiaux se sont désintégrés.
8. Déterminer
graphiquement le temps de demi-vie du césium 134.

9. [Mathématiques]
L’activité massique de l’échantillon radioactif peut être
modélisée par la fonction A définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ par :A(t)
= 5 exp(
−0,315 t).
Le temps 𝑡 est exprimé en année et l’activité massique A(t) est
exprimée en
milliers de becquerel par kilogramme.
On admet que A est dérivable sur l’intervalle [0 ; +∞[ et on note A′ sa
fonction
dérivée.
a) Vérifier que A
′
(𝑡) = −1,575 exp(
−0,315 t)..
A'(t) = 5*(-0,315) exp(
−0,315 t)= −1,575 exp(
−0,315 t)..
.
b) En déduire le
sens de variation de la fonction A sur l’intervalle [0 ; +∞[.
exp(
−0,315 t).étant positif, A'(t) est négatif et A(t) est strictement
décroissante.
10.[Mathématiques] Résoudre
l’équation A(t) = 1,25 dans l’intervalle [0 ; +∞[. On
donnera une valeur arrondie à 10−1
.
1,25 = 5 exp(-0,315t) ; exp(-0,315t) = 1,25 / 5 =0,25.
-0,315 t = ln(0,25) ; t = 4,4 ans.
11. En déduire le
temps nécessaire pour que l’échantillon de viande de Bécasse
atteigne la limite de 1250 Bq kg−1
fixée par EURATOM.
4,4 ans.
2.Vérifier
graphiquement que la durée au terme de laquelle la contamination
de la bécasse
devient conforme aux normes EURATOM actuelles est en accord avec le
résultat de la question précédente.
13.Conclure si une
bécasse contaminée en 1986 lors de l’accident de nucléaire
de Tchernobyl pouvait être consommée sans risque au terme de sa vie
estimée à 4 ans en moyenne, selon le National Biodiversity Data Center
(Irlande).
Non,4,4 est
supérieure à la durée de vie moyenne de la bécasse.
Exercice2.
6
points. Etude des balises placées sur
les bécasses pour le suivi de la migration
Avant la migration, les bécasses doivent emmagasiner de grandes
quantités de
graisses afin de satisfaire les importants besoins énergétiques
nécessaires aux vols
migratoires.
Pour simplifier, on supposera que la graisse est formée d’acide
palmitique dont
quelques caractéristiques sont données ci-dessous :
Formule topologique

Formule brute : C16H32O2
Température de fusion (à la pression atmosphérique) : qfus = 63°C
Température de vaporisation (à la pression atmosphérique) : qvap > 300°C
Masse volumique : r
= 857 g L
–1
Masse molaire : M = 256 g mol–1
1. Nommer le
groupe caractéristique de l’acide palmitique.
COOH acide carboxylique.
2. Préciser l’état
physique de l’acide palmitique à la température de 17°C et à la
pression atmosphérique. Justifier la réponse.
17 °C < qfus,
donc état solide.
On souhaite déterminer expérimentalement
l’enthalpie de combustion de l’acide
palmitique.
Pour cela, on mesure l'énergie libérée par la
combustion d’une bougie formée d'acide
palmitique en utilisant le montage
expérimental ci-dessous.
Dans cette expérience, une bougie est utilisée comme moyen de
chauffage. Une
boîte métallique contenant de l’eau est placée dans un support destiné
à limiter les
échanges thermiques avec l’air environnant. On pèse la bougie, on
l’allume et on la
place sous la boite métallique.
Au bout de trente minutes de chauffage et d’agitation de l’eau, on
éteint la bougie et
on relève la température finale atteinte par l’eau et la boite
métallique. On pèse alors
la bougie.

Masse de la boite en aluminium : m(alu) = 13 g
Masse d’eau contenue dans la boite : m(eau) = 250 g
Température initiale de l'eau et de la boite : θi = 17 °C
• Masse initiale d’acide palmitique composant la bougie : mi = 43,2 g
• Température finale de l'eau et de la boite : qf = 59 °C
Masse finale d’acide palmitique composant la bougie : mf = 41,2 g
Capacité thermique massique de l’eau liquide : c(eau) = 4180 J kg–1
K–1
Capacité thermique massique de l’aluminium : c(alu) = 897 J kg–1
K–1
3. Montrer que la
masse m(ap) d’acide palmitique consommée au cours de cette
combustion est égale à 2 g.
43,2-41,2 = 2,0 g.
4. Écrire, pour un
corps donné en phase condensée, la relation entre la variation
d’enthalpie DH,
la capacité thermique massique c, la variation de température Dq et la masse m de ce
corps.
DH
= c Dq.
5. Montrer que, lors de
l’expérience, la variation d’enthalpie DHeau de l’eau est
égale à 4,39 104 J
DHeau=m(eau)
c(eau)( qf-qi) =0,250 x4180 (59-17)=4,39 104 J
.
Une démarche identique permet de déterminer, dans les conditions de
l’expérience,
la variation d’enthalpie de la boite en aluminium : DHalu = 490 J.
On considère le système parfaitement isolé, c’est-à-dire que
l’enthalpie de
combustion, notée DHc
, fournie par la combustion d’une masse m(ap) égale à 2 g
d’acide palmitique sert uniquement à chauffer l’eau et la boite en
aluminium.
La relation traduisant cet échange d’énergie est : DHc + DHalu + DHeau = 0.
6. Montrer que l’enthalpie de
combustion DHc
mesurée est égale à − 4,44 104 J.
- DHalu - DHeau =-490-4,39 104=− 4,44 104 J.
7. Justifier le signe négatif de
l’enthalpie de combustion .
La combustion de la bougie cède de l'énergie au système ( eau +feuille
d'aluminium ).
8. En déduire la valeur
de l’enthalpie massique de combustion DHc,m de l’acide
palmitique (exprimée en Jg
–1
).
DHc,m
=− 4,44 104 / m(ap)=-4,4 104
/ 2= -2,2 104 J g-1.
La valeur
théorique de l’enthalpie massique de combustion DHc,th (déterminée pour
une masse égale à 1 g d’acide palmitique) est égale à − 3,9 104
J g
–1
.
9. Proposer une
hypothèse permettant d’expliquer l’écart entre la valeur
théorique et la valeur mesurée lors de l’expérience.
L'énergie libérée par la bougie sert également à chauffer l'air
environnant.
Lors de la migration, les matières grasses fournissent l’énergie
nécessaire au vol des
bécasses. On estime que seulement 7,5 % de l’énergie fournie par les
graisses est
utile au déplacement de la bécasse lors du vol migratoire.
L’énergie E fournie par 1 kilogramme de graisse est égale à 40 106
J.
10. Montrer que la
valeur de l’énergie Evol utile au vol migratoire de la
bécasse est
de 3,0 106 J par kilogramme de graisse.
40 106 x7,5 /100=3,0 106
J par kilogramme de graisse.
La valeur de l’énergie
mécanique Eméca nécessaire à la bécasse pour parcourir
3000 km est estimée à 6,0 105 J.
11.Calculer la
masse de graisse, en kilogramme, nécessaire à la bécasse pour
parcourir le vol de 3000 km.
6,0 105 / (3,0 106) =0,20 kg = 200 g de graisse.
12.Commenter la
masse de graisse nécessaire au vol par rapport à la masse
d’une bécasse qui est estimée à 300 g environ.
La bécasse doit stocker une masse de graisse importante, égale au 2 /3
de son poids moyen.
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Exercice
3. Mathématiques. 4 points.
Question 1
On considère ci-dessous la courbe représentative C d’une fonction f
définie sur
l’intervalle [2 ; 8].
Par lecture graphique, donner la valeur de f(2).

Question 2 Soit g la
fonction définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par g(x) = x2+2x+
ln(x).
On admet que la fonction g est dérivable sur l’intervalle ]0 ; +∞[ et
on note g′ sa
fonction dérivée.
Calculer g′(x).
g'(x) = 2x+1+1 /x..
Question 3 On
considère l’équation différentielle (E) ∶ y
′ = −2y.
Déterminer l’ensemble des solutions de (E).
y = A exp(-2x) avec A une constante réelle.
Question 4
Soit h une fonction définie sur l’intervalle [2 ; 5].
On admet que
.
Calculer la valeur moyenne de h sur l’intervalle [2 ; 5]
6 / (5-2) = 6 /3 = 2.
Exercice4. 6 points.Etude énergétique de cette migration
Au mois d’août 2023, des agents de l’Office Français de
la Biodiversité se sont déplacés en Estonie afin de
réaliser une opération de pose de balises sur 12
bécasses. Leur but était d’étudier la migration de ces
oiseaux.
Les balises utiliséescomportent
une cellule photovoltaïque, une batterie et un émetteur.
Les trois parties de cet exercice sont indépendantes.
Partie A : Étude d’une
cellule photovoltaïque
Caractéristique puissance - tension du type de cellules
photovoltaïques utilisées : puissance électrique fournie par la cellule
en fonction de la
tension appliquée.
1. À
partir de la caractéristique représentée , déterminer la
valeur de la puissance électrique maximale Pmax fournie par
la cellule
photovoltaïque.

2. Exprimer la
puissance lumineuse Plum reçue par les cellules
photovoltaïques
en fonction de la surface S des cellules fixées sur les bécasses et de
l’éclairement énergétique IR. Calculer sa valeur.
Surface S des cellules utilisées : 3,5×10−4 m2
.
L’éclairement énergétique IR est supposé constant et sa valeur
est égale à
200 W m–2
.
Plum = 200 x 3,5 10-4=0,07 W = 70 mW.
3. Déterminer, à
l’aide des questions précédentes, le rendement des cellules
photovoltaïques utilisées.
4,6 / 70 ~0,066 ( 6,6%).
4. Comparer
ce résultat aux valeurs courantes.
Cette valeur étant très inférieure à 15 % ( pour les cellules les moins
performantes), cette cellule est très peu performante.
. Partie B : Étude de la
charge de la batterie présente dans la balise
Les cellules photovoltaïques permettent de charger la batterie de façon
à ce que la
balise puisse émettre des signaux toutes les deux heures.
Les demi-équations d’oxydoréduction associées à chaque électrode lors
de la charge
de la batterie sont les suivantes :
Électrode positive : Li+ + e– → Li
Électrode négative : LiCoO2 → Li+ + e–
+ CoO2
5. Définir une
réaction d’oxydation et une réaction de réduction.
Oxydation : un réducteur s'oxyde en cédant un ou plusieurs électrons.
Réduction : un oxydant se réduit en gagnant un ou plusieurs électtrons.
6. Justifier si la
réaction se déroulant à l’électrode positive est une réduction ou
une oxydation.
L'oxydant Li+ gagne un électron : il se réduit ( réduction).
7. Écrire
l’équation de la réaction d’oxydo-réduction se produisant lors de la
charge de la batterie.
Li+ + e– → Li
LiCoO2 → Li+ + e– + CoO2
Ajouter et simplifier : LiCoO2 +Li+
+ e– → Li+
+ e– + CoO2+ Li.
LiCoO2 →
CoO2+ Li.
Partie C : Étude des
éléments caractéristiques de la balise
La batterie équipant la balise est de type lithium-ion polymère dont
les
caractéristiques sont la tension U = 3,7 V et la quantité d’électricité
Q = 25 mAh
(milliampère-heure).
8. Préciser la
relation entre la quantité d’électricité Q, la durée Dt et l’intensité du
courant I. Préciser les unités de chacune des grandeurs.
Q = I Dt.
Q en coulomb, I en ampère et Dt
en seconde.
Dans des conditions optimales d’éclairement énergétique, la charge de
la batterie est
réalisée avec un courant d’intensité constante I = 1,5 mA.
9. Montrer que dans
ces conditions, la durée de la charge est égale à 16 heures
et 40 minutes.
Dt = Q
/ I = 25 / 1,5=16,66 h ou 16 h 40 min.
10.Conclure sur la
possibilité de charger complètement et quotidiennement la
batterie sachant que selon les saisons, la durée d’ensoleillement peut
varier
de 6h en hiver à 18 heures en été.
La batterie ne peut pas se recharger complètement, la durée
d'ensoleillement est inférieure à 16 h en automne.
L’émetteur présent dans la balise est un émetteur GPS GSM. Les ondes
électromagnétiques émises permettant le suivi des bécasses lors de leur
migration,
se propagent à la vitesse de propagation c valant 3×108 m s
−1
. Les signaux émis sont collectés par un centre situé à Tallinn en
Estonie.
Lors de leur migration vers Tanger,
au Maroc, les bécasses peuvent parcourir plusieurs milliers de
kilomètres.
11.Estimer la
distance à laquelle se trouve la bécasse équipée d’une balise,
sachant que le signal est reçu par le centre, 23 μs après son émission.
23 x 10-6 x3 108=6,9 103 m = 6,9
km.
12.Conclure si la
bécasse suivie a déjà atteint le Maroc.
Donnée :
• Distance Tallinn (Estonie) – Tanger (Maroc) : 3400 km environ.
La bécasse n'a pas atteint le Maroc.
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