Physique chimie, mathématiques, bac STL Polynésie 2026

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies vous proposant des publicités adaptées à vos centres d’intérêts.

.
...
. .
Exercice 1. 4 points.  Décomposition de l'eau oxygénée.
  L’eau oxygénée est une solution aqueuse de peroxyde d’hydrogène H2O2 (aq). Le peroxyde d’hydrogène se décompose de façon spontanée selon la réaction d’équation : H2O2 (aq) → ½ O2 (g) + H2O(ℓ)
Cette transformation est très lente. Expérimentalement, on détermine sur plusieurs années l’évolution de la concentration en peroxyde d’hydrogène C à température ambiante, à partir d’une eau oxygénée de concentration initiale 0,20 mol·L–1 .
 1. À l’aide de la courbe déterminer la valeur du temps de demi-réaction t1/2. La construction graphique doit apparaître.

 2. Donner la définition de la vitesse v de disparition du peroxyde d’hydrogène, en utilisant une relation littérale entre la vitesse v, la concentration C et le temps t.
v = -dC /dt
Les résultats expérimentaux conduisent à considérer que la cinétique de la réaction est d’ordre 1. On modélise la concentration en peroxyde d’hydrogène (en mol·L–1) par la fonction y de la variable réelle t (en jour), définie et dérivable sur [0 ; +∞[ , qui vérifie :
y ' = − 2,77×10-3 y et y(0) = 0,20.
 3. En considérant la valeur de y(0), montrer que pour tout t ≥ 0 : y(t) = 0,20 exp(-2,77×10 -3 t ).
y '+ 2,77×10-3 y =0. (E).
Solution générale de (E); y(t) = A
exp(-2,77×10 -3 t ) avec A une constante réelle.
y(0 ) = A = 0,20.

 . 4. Déterminer la limite de la fonction y en +∞.
En +oo, le terme en exponentielle tend vers zéro et y tend vers séro.
 5. Résoudre l’équation y(t) = 0,10 . Donner le résultat sous forme exacte puis une valeur approchée à l’unité.
0,10 =
0,20 exp(-2,77×10 -3 t ).
exp(-2,77×10 -3 t )=0,10 / 0,20 = 0,5.
-2,77×10 -3 t = ln(0,5)=-ln(2) ; t =ln(2) / (2,77 10-3)= 250 jours.
 6. Confronter les résultats théoriques issus de la modélisation (questions 4 et 5) aux résultats expérimentaux (graphique).
Les résultats sont en accord.

 
Exercice2. 7 points. Les panneaux photovoltaïques autonomes
Données
 Coût à l’achat du « kit d’autoconsommation solaire » : 1 200 euros.
 Aire totale des panneaux photovoltaïques du kit : S = 3,92 m2 .
 Condition standard d’éclairement correspondant à un ciel parfaitement dégagé, indiquée par le fabricant : E = 1 000 W·m-2 .  Puissance électrique produite par le kit dans les conditions standard selon le fabricant Pélec = 600 W.
 Le fournisseur d’énergie électrique facture 0,21 euros par kilowattheure (kWh) d’énergie consommée.
1. Compléter le schéma de la chaîne énergétique du « kit d’autoconsommation solaire »

 2. Déterminer la valeur de la puissance lumineuse Plum reçue par les panneaux photovoltaïques composant le kit, dans les conditions standard indiquées par le fabricant.
Plum = E S = 1000 x3,92 =3920 W.
3. En déduire la valeur du rendement η du kit. Commenter le résultat obtenu.
Pélec / Plum = 600 / 3920 =0,15.
Cette valeur ( 15 %) est de l'ordre de grandeur du rendement des panneaux solaires.
Le fabricant garantit une rentabilité sur moins de dix ans.
4. Estimer la valeur de la durée de fonctionnement T du kit permettant de rembourser le coût d’achat par ce foyer et la comparer avec ce qu’annonce le fabricant.
14,6 kWh produit en une semaine ensoleillée de juillet .
Energie produite par jour ensoleillé ( 8 heures en moyenne): 600 x8 =4800 Wh ~ 5 kWh.
Nombre moyen de jours ensoleillés : 200.
Energie produite : 200 x5 = 1000 kWh.
Economie réalisée par an: 1000 x0,21 = 210 €.
1260 € sur 6 ans.
Le coût d'achat peut être remboursé en 6 ans.
Résistance à la grèle.
Intensité du champ de pesanteur terrestre : g = 9,81 m·s-2 .
 - Les panneaux photovoltaïques sont recouverts d’une plaque de verre trempé conçue pour résister à l’impact de grêlons de diamètre D = 25 mm, de masse m = 7,53 g et de vitesse v = 23 m·s–1 selon une norme édictée par la Commission Électrotechnique Internationale (norme internationale CEI 61215).
- La grêle se forme dans les nuages situés entre 1 000 m et 10 000 m d’altitude, quand la valeur de la température devient inférieure à 0 °C.
On étudie la chute d’un grêlon de masse m à partir d’un point N d’altitude z = h sans vitesse initiale en N, dont l’arrivée a lieu sur un panneau photovoltaïque, placé au point O d’altitude z = 0 m. On suppose la chute verticale selon l’axe (Oz). La masse du grêlon est considérée comme constante au cours de la chute et on choisit l’origine des énergies potentielles de pesanteur à l’altitude z = 0 m du panneau photovoltaïque.
5. Déterminer l’expression de l’énergie mécanique Em(N) du grêlon en N, en fonction de la masse m, l’altitude h et l’intensité de pesanteur g.
Em(N) = m g h.
6. Déterminer l’expression de l’énergie mécanique Em(O) du grêlon en O, en fonction de la masse m, la vitesse finale vO. On suppose que le grêlon est en chute libre.
L'énergie potentielle de pesanteur étant nulle, Em(O) = ½mv02.
 Dans ce modèle, l’énergie mécanique Em se conserve.
7. En utilisant la conservation de l’énergie mécanique, montrer que l’altitude h de chute du grêlon a pour expression : h = vO 2 / (2g)
m g h = ½mv02; g h = ½v02 ; h = vO 2 / (2g).
 8. Calculer l’altitude h de chute du grêlon, dans les conditions de la norme internationale. En déduire que le modèle de la chute libre est inadapté.
h=232 / (2*9,81)~27 m.
Cette valeur n'appartenant pas à [1000 ; 10 000 ], ce modèle est inadapté.
Dans une nouvelle modélisation, on tient compte de deux autres forces s’exerçant sur le grêlon :
 la force de frottement de l’air de valeur F donnée par l’expression F = k × v 2 dans laquelle k est le coefficient de frottement de l’air, de valeur k = 1,4×10-4 kg·m-1 ;
 la poussée d’Archimède dont la valeur FA est donnée par l’expression FA= rair× V × g.
rair la masse volumique de l’air : rair= 1,22 kg·m-3 ;
- V le volume d’un grêlon (de diamètre D = 25 mm) : V = 8,2×10–6 m3 .
 9. Calculer la valeur de la poussée d’Archimède exercée par l’air sur le grêlon et la comparer à la valeur du poids du grêlon. Conclure.
FA =1,22 x8,2 10-6 *9,81 =9,8 10-5 N.
Poids = mg = 7,53 10-3 *9,81 = 7,4 10-2 N.
La poussée d'Archimède est négligeable devant le poids.
La valeur de la vitesse du grêlon en régime permanent vrp dans le cadre de cette nouvelle modélisation a pour expression :
 vrp=( m × g  /k)½.
10. Vérifier que la valeur de la vitesse en régime permanent est cohérente avec la valeur de la vitesse retenue par la norme de résistance des panneaux photovoltaïques.
 vrp=( m × g  /k)½=(7,53 10-3 x9,81 / (1,4 10-4))½ =23 m /s. En accord avec la norme.

Exercice 3. Mathématiques. 4 points.
On considère une fonction f définie et dérivable sur R. On donne ci-dessous la courbe représentative C ’ de sa fonction dérivée f '. C ’ passe par les points A(0 ; −1) et B(0,5 ; 0).

1. L’affirmation : « 𝑓 admet un maximum en 0,5 sur R » est-elle vraie ? Justifier la réponse.
f ' < 0 sur ]-oo ; 0,5[ ; f est décroissante sur cet intervalle.
f ' >0 sur [0,5 ; +oo[ : f est croissante sur cet intervalle.
f admet un minimum en 0,5. L'affirmation est fausse.
 Pour la suite de l’exercice on admet que f est définie sur R, par f(x) = (2x − 3)ex .
2. Justifier que f (ln(4)) = 16 ln(2) − 12.
f(ln(4) = (2*ln(4)-3)exp (ln(4)) = (2*ln(4)-3)*4=8 ln(4)-12 ;
ln(4) = 2 ln(22) =2 ln(2) ; f (ln(4)) = 16 ln(2) − 12
3. Déterminer la limite de f en +∞.
2x-3 et ex tendent vers +oo ; par produit des limites f(x) tend vers +oo.
4. Parmi les programmes écrits en langage Python ci-dessous, quel est celui qui affiche le plus petit entier i pour lequel f(i) est supérieur ou égal à 25 ?
i = 0
while f(i) <25 :
i = i+1
print(i-1).
5. a) Montrer que la fonction F, définie sur R par : F(x) = (2x − 5)ex , est une primitive de la fonction f.
On dérive F en posant u = 2x-5 et v = ex ; u' = 2 ; v' =ex.
u'v+v'u =(2+2x-5)ex =(2x-3)ex = f(x)
b) Calculer la valeur exacte de
F(2)-F(0)= - e2 -(-5e0)=5-e2.

Exercice4. 5 points.La pile au citron
Cet exercice s’intéresse au fonctionnement d’une pile au citron. Au laboratoire, deux plaques métalliques, l’une de zinc et l’autre de cuivre, sont plantées dans un citron coupé en deux. Le jus contenu dans le citron est acide. La tension aux bornes de la pile ainsi constituée, notée E, est mesurée à l’aide d’un voltmètre : elle vaut E = 0,917 V.
 Données  Constante de Faraday : F = 96 500 C∙mol-1 .
 Couples redox mis en jeu : Zn2+(aq) / Zn(s) (sur l’électrode de zinc) ;  H+ (aq) / H2 (g) (sur l’électrode de cuivre).
On modélise le fonctionnement de la pile par la réaction chimique d’équation : Zn(aq) + 2H+ (aq) → Zn2+(aq) + H2 (g).
1. Identifier l’oxydant et le réducteur, parmi les réactifs figurant dans l’équation de réaction ci-dessus.
Le réducteur Zn s'oxyde et l'oxydant H+ se réduit.
2. Préciser comment évolue le pH dans le citron lors du fonctionnement de la pile.
Les ions H+ étant consommés, le pH du jus de citron augmente.
Le document suivant représente la mesure de la tension aux bornes de la pile, celle-ci alimentant un récepteur quelconque.
3. Compléter le schéma en donnant les indications suivantes : - le sens de déplacement des électrons dans les électrodes et le récepteur ; - le sens de déplacement du courant électrique ; - la polarité de la pile ; - le nom de chaque électrode.

La pile est utilisée pour alimenter une diode électroluminescente (DEL). La DEL éclaire pendant une durée Dt = 5 min 40 s. L’intensité du courant débité par la pile a pour valeur I = 11,7 mA.
4. Montrer que la quantité d’électricité fournie par la pile à la DEL a pour valeur Q = 4,0 C.
Q = I Dt =11,7 10-3 x(5x60+40)= 3,98 ~4,0 C.
 5. En déduire la valeur de la quantité de matière d’ions H+ (aq) consommés lors du fonctionnement de la pile au citron.
n(e-) =Q / F = 3,98 / 96500 =4,1 10-5  mol.
2H+aq + 2e- --> H2(g).
n(H+) =n(e-) = 4,1 10-5  mol.




  
menu