A. Isolation des murs par l’extérieur
L’objectif est de choisir un isolant et d’en évaluer l’épaisseur.
Afin de bénéficier des aides gouvernementales, la réglementation environnementale RE2020 impose
que la résistance thermique des murs soit au minimum de 3,7 m
2
· K ⋅ W
−1
.
L’audit effectué par le bureau d’études aboutit à la préconisation suivante :
L’isolation par l’extérieur avec un isolant biosourcé de type fibre de bois est recommandée.
La valeur minimale préconisée pour la résistance thermique R de cet isolant est 3,7 m
2
· K ⋅ W
−1
.
Cette isolation permettra également de bénéficier d’un meilleur confort durant l’été.
1. Indiquer au moins deux critères qui justifient la proposition du bureau d’études pour le choix de
l’isolant biosourcé de type fibre de bois.
Bonne isolation thermique ; excellente isolation acoustique ; forte inertie thermique limitant la surchauffe estivale.
Le quartier où est situé le bâtiment est très calme et les façades du bâtiment sont particulièrement
exposées aux intempéries.
2. Proposer un isolant mieux adapté en justifiant la réponse.
La fibre de bois étant sensible à l'humidité, le liège est peu sensible
à l'humidité, présente de bonnes isolations acoustique et thermique,
ainsi qu'une bonne inertie thermique.
L’entreprise chargée des travaux a finalement proposé d’utiliser du polystyrène expansé (PSE)
comme isolant pour des raisons principalement financières.
La conductivité thermique
l du PSE est égale à 0,037 W ⋅ m
−1
⋅ K
−1
.
Les pertes thermiques par conduction P
th à travers une paroi de surface S pour un écart de
températures T
ext − T
int sont données par la relation P
th =
(T
ext−T
int) × S / R
.
3. Indiquer, avec justification, s’il faut réduire ou augmenter la valeur R de la paroi pour diminuer les pertes thermiques.
A températures extérieure et intérieurs identiques, à surface des murs
identique, il faut augmenter R pour diminuer les pertes thermiques.
La résistance thermique R en m
2
⋅ K ⋅ W
−1
s’exprime en fonction de la conductivité thermique
l et
de l’épaisseur e du matériau par la relation R= e /
l
.
La résistance thermique des murs en béton est considérée négligeable.
4. Évaluer l’épaisseur e de polystyrène expansé à poser pour répondre aux exigences de la
réglementation environnementale RE2020.
3,7 = e / 0,037 ; e = 3,7 * 0,037 =0,1369 ~0,14 m ou 14 cm.
B. Ventilation mécanique contrôlée à double flux
L’objectif est de valider le choix du modèle de ventilation mécanique
contrôlée à double flux et de déterminer son impact acoustique.
Conclusions du bureau d’études :
Aujourd’hui, la ventilation des classes se fait uniquement par l’ouverture des fenêtres.
La mise en place d’une ventilation mécanique contrôlée double flux (VMC DF), d’un débit de
450 m
3
⋅ h
−1 par pièce (classes et couloir), permettra d’assurer un taux de renouvellement d’air
conforme au règlement sanitaire départemental, soit 15 m
3
⋅ h
−1 par occupant des salles de classe.
[…]
La ventilation double flux avec échange de chaleur permet de préchauffer l’air neuf entrant avec
de l’énergie récupérée dans l’air vicié extrait. Elle favorise un confort thermique optimal, une
qualité de l’air intérieur amélioré et un gain énergétique significatif.
Choix de la ventilation
Une ventilation à double flux type Plate Box®952
-2000 de FRANCE AIR a été installée sur chaque
niveau.
5. Expliquer l’intérêt d’une ventilation à double flux.
Elle récupère jusqu'à 90 % de la chaleur de l'air extrait.
L'air neuf est insufflé à une température proche de la température de la maison.
L'air extérieur passe par des filtres, ce qui retient les pollens et les particules fines.
Les bruits extérieurs sont réduits.
6. À partir des
conclusions du bureau d’études, du plan des lieux précisé sur la figure
ci-dessous et des informations de l’ANNEXE 2, justifier le choix du
modèle 2000 de la ventilation
à double flux Plate Box®952 avec un débit de 1 900 m
3
⋅ h
−1 pour chaque niveau.

3 pièces et un couloir par niveau : débit recommandé =450 x4 = 1800 m
3 h
-1.