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doublet de lentilles |
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Une petite lunette astronomique afocale est constituée dun objectif L0 assimilé à une lentille mince convergente, de distance focale f0 = 320 mm, de diamètre douverture 2R0 = 30 mm et dun oculaire de grossissement commercial 6,25 composé dun doublet de lentilles minces L1 et L2 de symbole (3,2,1) I Etude de loculaire (3 points)
II Caractéristiques de la lunette (9,5 points)
III Vérification du grossissement (2 points) Afin de vérifier la valeur du grossissement trouvée précédemment, on réalise le montage suivant : ![]() (M) est un micromètre objet gradué en mm et placé dans le plan focal objet de (C) (C) est un collimateur réglé, de distance focale fC = 500 mm. (O) est un objectif de vergence COB = 5 dioptries qui projette limage de (M) sur un écran (E) et de distance focale fOB. On constate que 25 mm du micromètre objet M se conjuguent à travers lensemble (C), lunette, (O) en une image de 81 mm sur (E)
IV Transformation de la lunette astronomique en lunette-terrestre (1,5 points) On introduit entre lobjectif L0 et loculaire (L1 L2), un bloc de prismes à réflexion totale.
corrigé Étude de loculaire Loculaire, de grossissement commercial GC= 6,25, a une puissance intrinsèque Pi quatre fois plus grande, donc égale à 25 dioptries, et une focale de 1/25 ème de mètre soit 40 mm. Pi = 4 GC= 4*6,25 = 25 d ; f'= 1/Pi = 1/25 = 0,04m = 40 mm. Si le symbole du doublet est donné par la suite des trois nombres p, q, r, alors : f1 = p.a e = q.a f2 = r.a Ici p = 3, q = 2 et r = 1 En reportant dans la première formule de Gullstrand on obtient : 1/f = 1/f1 + 1/f2 e/f1f2 = 1/(3a) + 1/a 2a/(3a.a) = (1 + 3 2)/(3a )= 2/(3a) Il sensuit : a = 2f/3 = 2 *0,04/3 = 0,08/3 m soit a= 26,67 mm et f1 = + 80 mm ; e = 53,33 mm ; f2 = 26,67 mm. La méthode des foyers donne : objet à l'infini - (L1) --> F' 1 - (L2) --> F' et F - (L1) --> F2 - (L2) --> image à infini En appliquant la relation de conjugaison des lentilles minces avec origine au centre optique ( valeurs algébriques pour les distances notées en bleu et en gras) 1/O2F' = 1/O2F'1 +1/f'2 avec O2F'1 = O2O1 + O1F'1 = -53,33 + 80 = -45,3 mm ; f'2 = 26,67 mm O2F' = 13,33 mm. 1/O1F = 1/O1F2 -1/f'1 avec O1F2 = O1O2 + O2F2 = 53,33 -26,67 = 26,66 mm ; f'1 = 80 mm O1F = 40 mm. Le foyer objet F est situé après la première lentille de loculaire ; cest donc un point objet virtuel. En conséquence, loculaire est négatif. f'1+f'2 = a(p+r) = a(3+1)=4a = 2*2a=2*qa=2e La condition dachromatisme apparent est satisfaite (à condition que les deux verres de loculaire aient même nombre dAbbe). Caractéristiques de la lunette Le grossissement de la lunette G est le rapport du diamètre apparent de limage instrumentale q au diamètre apparent de lobjet q. G= q / q.
Les angles q et q étant supposés petits, leur rapport est égal à celui de leurs tangentes. Si lon fait un calcul en valeur algébrique avec les conventions usuelles de signe : G= tanq/tanq=(y1/foc) / (y1/f'ob)= f'ob/foc = 320/(-40)= -8. Le grossissement algébrique négatif indique que l'image est renversée par rapport à lobjet, ou plus précisément que cette image est vue « à lenvers » par lobservateur. Géométriquement, le faisceau issu dun point objet situé à linfini dans une direction au dessus de laxe optique (voir schéma ci-dessus) donne un faisceau image à travers la lunette qui semble, pour lobservateur placé après loculaire, provenir dun point virtuel, éloigné, situé dans une direction en dessous de laxe optique. Doù la perception dune image renversée. Lencombrement de linstrument est défini par la distance qui sépare les lentilles extrêmes : E=L0L2 = L0F'0+ F'0Foc+FocL1+L1L2 = 320+0-40+53,33= 334 mm. Comme lobjet est à linfini, le demi-champ objet de pleine lumière correspond à la plus grande inclinaison du faisceau utile qui traverse la lucarne dentrée sans diaphragmation. La pupille dentrée Pe est le conjugué objet du diaphragme douverture à travers les composants optiques qui le précèdent. Ici, elle est confondue avec lobjectif L0. La lucarne dentrée Le est le conjugué objet du diaphragme de champ à travers les composants optique qui le précèdent. Ici, le conjugué objet de L1 à travers L0 sobtient aisément : 1/L0Le = 1/L0L1 -1/f'0=1/(320-40)-1/32d'où L0Le =2240 mm FLe= FL1* L0Le / L0L1 = 20*2240/280 = 160 mm.
tan wPL= (RLe-RPe) / LePe = (80-15) / 2240 = 0,029 ; wPL= 1,66°. Les champs image et objet sont dans le rapport du grossissement, doù si lon suppose les angles petits : w'PL= 8 wPL=13,28°. Le champ de contour peut être éliminé en plaçant dans le plan dune image réelle un diaphragme et en donnant à celui-ci le diamètre du champ de pleine lumière à cet endroit-là. Les deux images intermédiaires de lobjet sont dans les plans [F0], confondu avec [Foc], et [F2]. Loculaire étant négatif, le premier de ces deux plans est virtuel. Il ne peut donc être utilisé. Reste le second plan. Situé entre L1 et L2, il est bien réel. Le champ de pleine lumière en [F2] est le conjugué objet du champ image à travers L2. La relation image/objet fait intervenir la distance focale de L2 : tan w'PL= (RPL2) / f'2 d'où FPL2= 2 f'2tan w'PL=2*26,67 tan 13,28 = 12,6 mm. On place sur le schéma les trois lentilles, les plans (F0], [F2] et les trois diaphragmes (L0, L1 et PL2 en [F2]). On construit le conjugué objet du bord inférieur b2 de PL2 à travers L1, en joignant ce point au centre optique de L1 et en recherchant lintersection b1 de ce segment avec [F0]. On trace le faisceau utile à la limite du champ de pleine lumière dans le premier espace intermédiaire en joignant b1 aux bords de L0. La partie du faisceau entre L1 et L2 est virtuelle. Le faisceau coupe le plan de la lentille L1 sur les bords du diaphragme de champ. La direction du faisceau parallèle objet sera obtenue en traçant la droite qui passe par b1 et O1. Le faisceau utile dans le second espace intermédiaire a pour sommet b2 ; il sappuie sur les bords du diaphragme de champ. Enfin le faisceau image parallèle a pour direction la droite b2O2. La limite de résolution objet due à la diffraction est donnée, en radian, par : LRdiff= 1,22l/(2R0)= 1,22*550 10-6 /30= 2,24 10-5 rad. La limite de résolution due à lil estLRoeil=4 10-4 /G= 4 10-4 /8=5 10-5 rad. La limite de résolution de lassociation instrument + il est le plus grand de ces deux résultats, à savoir 5 10-5 rad. Ainsi, c'est lil qui limite la résolution de lensemble Vérification du grossissement Lobjet yC en M donne à travers (C) une image à linfini de diamètre apparent , tel que q=yC/ f'c La lunette donne de cette image à linfini une image intrumentale, également à linfini, de diamètre apparent q , tel que q = Gq. Enfin, lobjectif de projection donne de limage instrumentale une image réelle yob, telle que : yob=f'obq' Les trois équations précédentes donnent la relation demandée : G= |gy|f'c /f'ob avec gy =yob/yC Application numérique : G = (81/25)(500/200) = 8,1 Cette valeur est en accord à 1/80e près (incertitude relative de 1,25%) avec la valeur calculée au II.1. Transformation de la lunette astronomique en lunette terrestre Les prismes ont pour fonction : de redresser limage objective et donc de permettre à lobservateur de voir « à lendroit » à travers les jumelles ; de réduire lencombrement longitudinal de linstrument en repliant les faisceaux lumineux par réflexion. Le champ objet à 1000 m est L = 2 * 1000 * tanwPL = 2 * 1000 * 65 / 2240 = 58 m Le premier
nombre « 8 » correspond au grossissement des
jumelles, et le second « 30 », au diamètre
en millimètre de louverture de lobjectif
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Les 3 lentilles composant la lunette sont taillées dans un verre dindice nV = 1,52. Lépaisseur des lentilles étant faible, labsorption de la lumière est négligeable et pour chaque dioptre on peut écrire : R + T = 1 avec R le coefficient de réflexion en intensité et T celui de transmission en intensité. Or le coefficient de réflexion en intensité R dun dioptre éclairé en incidence quasi normale et séparant deux milieux homogènes et isotropes dindices respectifs n1 et n2 est donné par la formule : R=[(n2-n1)/(n1+n2)]2.
corrigé Pour la lunette comportant 3 lentilles et donc 6 dioptres, TL= T6=0,95746=0,77 soit 77% Le traitement antireflet utilise le principe des interférences destructives. On suppose la lumière monochromatique. Un rayon tombant sur la couche antireflet (AR) est dédoublé en : un rayon (1) réfléchi sur le dioptre air/AR, un rayon (2) réfléchi sur le dioptre AR/verre. Compte-tenu de la petitesse de lépaisseur de lantireflet, la différence de marche entre ces deux rayons est très faible (inférieure de toute façon à la longueur de cohérence). Ils peuvent interférer. Les interférences sont destructives si les vibrations (1) et (2) sont en opposition de phase. Lintensité vibratoire est alors minimum. Le reflet est totalement éteint si, de plus, les amplitudes des deux vibrations sont égales. La première condition définit lépaisseur de lantireflet, et la seconde son indice de réfraction. Lantireflet est optimisé pour un angle dincidence donné (en général 0°) et une longueur donde particulière. En lumière polychromatique et incidence oblique, les performances de lantireflet diminuent. Lindice théorique du matériau idéal serait : nM= racine carrée (nV)= racine carrée (1,52) = 1,23. Comme les indices vont croissant, de lair vers le verre (1 c v), les deux réflexions sont de même nature et la différence de marche, en incidence normale est : d= 2ncec. Comme les vibrations sont en opposition de phase, F=(2k+1) p. La relation entre déphasage et différence de marche étant F=2 p d/l, la condition dépaisseur sécrit : ec=(2k+1)l/(4nc) La première solution (k = 0) est choisie, car cest celle qui donne la meilleure efficacité de lantireflet en lumière polychromatique et incidence oblique. ec=560/(4*1,35)=103,7 nm.
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