oscillateur
solide ressort ;
le dihydrogène : : pile à combustible et
électrolyse
d'après
bac Nlle Calédonie mars 2005
La
tomographie par émissions de positons :
4
points .
" Les neurobiologistes disposent d'une panoplie de
techniques d'imagerie dont chacune révèle des
aspects particuliers de l'architecture et du fonctionnement
du cerveau. [ ] La tomographie par
émissions de positions, TEP, [ ] donne
accès aux variations du flux sanguin, lesquels
reflètent l'activité métabolique
cérébrale, [ ].
De cette découverte a germé
l'idée que l'on [ ] pourrait observer de
l'extérieur l'activité siégeant
à l'intérieur du crâne.
En TEP, on détecte les molécules d'eau
[présentes en grande quantité dans le
cerveau] en utilisant de l'eau radioactive que l'on
injecte au sujet par voie intraveineuse. [ ].
Dans ces molécules d'eau radioactives, le noyau
d'oxygène qui comprend normalement huit protons et
huit neutrons est remplacé par un noyau
d'oxygène qui ne comporte que huit protons et sept
neutrons : c'est l'oxygène 15. L'oxygène 15
est un émetteur
b+ : un de ses protons se
transforme rapidement en neutron, en émettant un
positon(1) et un neutrino(2). "
D'après un article de la revue Pour la Science,
N° 302, décembre 2002.
(1) Le positon est aussi appelé positron.
(2) Le neutrino est une particule de symbole
Données numériques :
Noyaux et particules
166C
157N
158O
155F
Électron
Positon
Neutron
Proton
Énergie de liaison par
nucléon
(MeV.nucléon-1)
6,676
7,699
7,463
6,483
Masse (kg)
9,0910 -31
9,109 10 -31
1,674 92 10 -27
1,672 62 10 -27
Célérité de la lumière dans le
vide : c = 2,998 10 8 m.s-1
1 eV = 1,602 10 -19 J
La désintégration de l'oxygène
15
-Donner, en la justifiant, l'écriture symbolique X
du noyau d'oxygène 15.
- Écrire l'équation de la réaction
de désintégration du noyau d'oxygène
15, sans énoncer les lois de conservation et sans
tenir compte de l'émission du neutrino
mentionné dans le texte. Le noyau fils n'est pas
produit dans un état excité.
- La variation d'énergie DE
du système lors de la désintégration
d'un noyau d'oxygène 15 est indiquée sur la
figure 1. Elle peut être calculée en
utilisant le diagramme énergétique de cette
figure.
Définir l'énergie de liaison
El du noyau.
On rappelle que l'énergie de liaison par
nucléon est notée El/A .
Calculer, en MeV, la variation d'énergie
DE1 indiquée
sur la figure 1. Par un calcul identique on trouve
D E1 = 111,9
MeV.
En utilisant les masses des particules, calculer, en MeV,
la variation d'énergie DE2
indiquée sur la figure 1 (on donnera le
résultat final avec deux chiffres
significatifs).
Déduire des résultats
précédents la valeur, exprimée en
MeV, de la variation d'énergie D
E du système lors de la
désintégration d'un noyau d'oxygène
15.
L'utilisation de l'oxygène 15 en TEP
" Le positon est l'antiparticule de l'électron,
[ ]. Matière et antimatière
s'annihilent(3) dès qu'elles sont en
présence : un positon et un électron du
milieu environnant s'annihilent en libérant une
paire de photons d'énergie
déterminée (511 kiloélectronvolts).
Les deux photons sont émis dans deux directions
diamétralement opposées.
[ ]
L'objet de la TEP est de repérer les photons
[ ], très énergétiques,
[qui] traversent en grande partie le cerveau et
le crâne, de sorte que l'on peut les
détecter en dehors de la boite crânienne. Le
dispositif de détection, la caméra à
positons, [ ] entoure la tête du
sujet. [ ] Lorsqu'une paire de photons gamma
de 511 kiloélectronvolts arrive
simultanément sur deux détecteurs
[ ], on admet qu'ils sont issus de la
dématérialisation d'un même positon
(figure 2). [ ]. Après l'analyse
mathématique, on obtient une série de "
coupes " contiguës du cerveau qui
représentent la concentration en noyaux
d'oxygène 15 en chaque point ce qui reflète
le débit sanguin local.
Enfin, le temps de demi-vie de ces noyaux
d'oxygène 15 émetteurs de positons est bref
: 123 secondes. Cette propriété est
importante dans le contexte de l'utilisation de ces
molécules chez l'homme, car, d'une part
l'irradiation subie par les sujets est faible et d'autre
part cette radioactivité disparaissant rapidement,
on peut faire plusieurs études chez le même
sujet. Cette courte durée de vie impose
néanmoins que l'eau radioactive soit
préparée dans les minutes qui
précèdent son injection, et que deux
injections successives soient espacées de 8
à 10 minutes. "
(3) Annihiler : réduire à rien ;
détruire, anéantir. En physique,
transformation intégrale de l'énergie de
masse en énergie transportée par une onde
électromagnétique.
- Définir le temps de demi-vie t1/2
.
- L'évolution temporelle du nombre de noyaux
d'oxygène 15 est donnée par la loi de
décroissance où N0 est le nombre
de noyaux d'oxygène 15 au moment de l'injection
à l'instant de date t = 0 s. À partir de
cette loi, montrer que la constante radioactive
l a pour expression :
l = ln 2 / t1/2
.
Calculer sa valeur.
- Si l'on souhaite poursuivre l'examen par TEP, on estime
qu'il est nécessaire de procéder à
une nouvelle injection dans l'organisme du patient
lorsque le nombre N(t1) de noyaux
d'oxygène 15 restant à l'instant de date
t1 est de l'ordre de 5% du nombre
N0 de noyaux initialement injectés.
Calculer la valeur de la date t1.
- Justifier la durée d'espacement des injections
évoquée dans le texte.
La détection du rayonnement gamma
-En utilisant le texte, écrire l'équation
de la réaction ayant lieu lors de la rencontre
d'un positon, issu de la désintégration
d'un noyau d'oxygène 15, avec un électron
du milieu environnant. On notera g
chaque photon gamma émis.
- On admet que l'énergie libérée par
cette réaction est partagée
également entre les deux photons dont la masse est
nulle. Calculer l'énergie de chaque photon gamma
émis. Est-elle en accord avec celle donnée
dans le texte (aucun calcul d'écart relatif n'est
demandé.
corrigé
158O
: n°atomique ou nombre de charge Z=8
nombre de
masse A=15 ; nombre de protons Z= 8 ; nombre de neutrons :
15-8=7.
158O
--> 157N
+ 01e
On appelle énergie de liaison notée
El d'un noyau l'énergie que doit fournir
le milieu extérieur pour séparer ce noyau au
repos en ses nucléons libres au repos
DE1 =
Énergie de liaison par nucléon * nombre de
nucléons = 7,463*15 = 111,94 MeV
DE2 : un proton se
transforme en neutron + émission d'un positon
D E = -115,5+111,9+1,8 =
-1,8
MeV.
Le temps de demi-vie t½ ou
période est la durée au bout de laquelle la
moitié des noyaux initialement présents se
sont désintégrés.
loi de écroissance radioactive : N = N0
exp(-lt) ou ln( N0
/N)= lt
pour t = t½ , N= ½N0 soit
N0 /N =2: ln 2 = l
t½.
l = ln2 / t½ = ln2 / 123
= 5,64 10-3
s-1.
calcul de t1 : pour t= t1,
N= 0,05 N0 soit N0 /N = 20
ln( 20)= 5,64 10-3 t1 soit
t1 = 531 s.
(environ 9 minutes)
d'où la durée entre deux injections
successives.
01e + 0-1
e --> 2 photons g.
Annihiler : transformation intégrale de
l'énergie de masse en énergie
transportée par une onde
électromagnétique.
soit 2* 9,109 10 -31 *(3 108)²
= 1,64 10-13 J
1,64 10-13 / 1,6 10-19 = 1,024
106 eV pour deux photons
énergie d'un photon g
: 5,12 105 eV = 512 keV ( en accord avec le
texte)
oscillateur
solide ressort (5,5
points)
Le but de cet exercice est de vérifier l'accord
entre l'expérience et la théorie dans le cas
des oscillations libres d'un système solide-ressort
horizontal.
Étude expérimentale :
Au laboratoire on filme, avec une caméra
numérique, les oscillations libres d'un solide de
masse m. Ce solide est attaché à deux ressorts
identiques à spires non jointives, de constante de
raideur k1, et il est posé sur un banc
à coussin d'air horizontal (figure 1). m = 54,0 g, la
masse des ressorts est négligeable et k1 =
12,0 N.m-1.
Les deux ressorts restent tendus pendant toute
l'expérience. Une règle graduée
horizontale est placée à la verticale au
dessus du banc. Lorsque le système solide-ressorts
est en équilibre, la soufflerie du banc étant
en fonctionnement, le point A repéré sur le
solide est à la verticale du zéro de la
règle graduée (figure 1). On écarte
alors le solide vers la gauche et on l'abandonne sans
vitesse initiale. Le point A oscille entre les positions B
et C ; on filme les oscillations (figure 2).
La fréquence d'enregistrement des images est
égale à 25 images par seconde. La
caméra est placée dans le même plan
horizontal que le banc, à une distance d de celui-ci,
grande devant la distance BC. Son axe optique (ou axe de
visée) en pointillés sur la figure 2 est
perpendiculaire au banc et passe par A lorsque le
système est à l'équilibre.
Un logiciel approprié permet de pointer les
différentes positions du point A sur l'écran
vidéo entre ses deux positions extrêmes B et
C.
On commence le pointage un peu avant le premier passage
du point A à la verticale du point O et on le
poursuit un peu après son troisième passage
à la verticale du point O. Le fichier de
données est transféré vers un tableur
qui permet de modéliser et d'afficher la courbe x =
f(t), x étant l'abscisse du point A par rapport
à l'origine O. On obtient le graphe n°1 :
L'origine des dates t = 0 s correspond au passage du
point A à la première position
enregistrée.
Étude théorique du mouvement du solide
: dans cette étude tous les frottements sont
négligés.
On peut modéliser un oscillateur mécanique
horizontal par un système solide-ressort
constitué d'un solide de masse m, fixé
à l'extrémité d'un seul ressort
à spires non jointives, de masse
négligeable et de constante de raideur k.
La position du centre d'inertie G du solide est
étudiée dans un référentiel
terrestre considéré comme galiléen
et repérée par son abscisse x(t) sur un axe
horizontal x'Ox. L'origine des abscisses correspond
à l'abscisse de G lorsque le solide est à
l'équilibre. Le solide est mis en oscillation. La
période propre des oscillations est
T0.
- Forces exercées sur le solide en mouvement. On
note T la force exercée par le ressort sur le
solide. Pour une position quelconque du solide, nommer
les trois forces qui s'exercent sur ce solide. Les
représenter au centre d'inertie G, sans souci
d'échelle, sur le schéma n°1.
En rappelant l'expression du vecteur force T en fonction
de l'allongement x, vérifier
mathématiquement que cette force a bien le sens
attendu lorsque le centre d'inertie G se trouve à
droite de la position d'équilibre sur le
schéma n°1.
- Équation différentielle du mouvement du
solide. En appliquant la deuxième loi de Newton au
solide, établir l'équation
différentielle du mouvement de son centre
d'inertie G.
Sachant que la solution générale de
l'équation différentielle est de la forme :
x(t) = Xmax cos ( 2p/T0
t + j) montrer que
l'expression de la période propre T0 de
l'oscillateur est : T0 = 2p(m/k)½.
-Vérifier l'homogénéité de
l'expression de la période propre T0
par une analyse dimensionnelle.
Retour à l'expérience : on
rappelle qu'il est équivalent dans cette
étude de considérer le mouvement d'un point
A quelconque repéré sur le solide en
translation ou celui du centre d'inertie G du solide.
- Représenter les grandeurs expérimentales
T0exp et Xm,exp par des segments en
trait épais sur chacun des deux axes de la courbe
x = f(t) (graphe n°1).
- Déterminer les valeurs expérimentales de
l'amplitude Xm,exp et de la période
propre T0exp des oscillations du mouvement du
solide à partir du résultat de la
modélisation de la courbe. Justifier.
- Les deux ressorts de constante de raideur k1
sont équivalents à un seul ressort de
raideur k = 2k1. L'expression de la
période propre T0 trouvée dans
l'étude théorique reste valable dans le cas
de deux ressorts initialement tendus. Calculer à
partir des résultats de l'étude
théorique la période propre T0
des oscillations.
- Comparer les deux valeurs de la période propre
en calculant l'écart relatif
Aspect énergétique en l'absence de
frottements : le système solide-ressort est
toujours supposé osciller sans frottement. Dans le
modèle d'oscillateur adopté, le choix des
états de référence est tel que
l'énergie potentielle de pesanteur est nulle
à l'altitude du centre d'inertie G ;
l'énergie potentielle élastique est nulle
lorsque l'allongement du ressort est nul.
- Rappeler l'expression de l'énergie
mécanique Em du système
solide-ressort horizontal dans le champ de pesanteur
à la position d'abscisse x quelconque, en fonction
de m, k, x et v la valeur de la vitesse du centre
d'inertie G dans le référentiel
terrestre.
- Soit Vm la valeur maximale de la vitesse
atteinte par le centre d'inertie G pour les oscillations
d'amplitude Xm étudiées. En
traduisant la propriété de l'énergie
mécanique, montrer que : Vm =
2p
Xm/T0.
- Calculer la valeur de la vitesse maximale du mobile
pour une amplitude de 4,3 cm et une période propre
de 0,30 s.
En vous aidant du graphe n°1, indiquer dans les
cases grisées du graphe n°2 la durée
désignée par la double flèche, en
fonction de T0 ; les énergies :
Em, EP (énergie potentielle
élastique) et EC (énergie
cinétique).
Aspect énergétique en
présence de frottements : Le système
solide-ressort est toujours supposé osciller, mais
désormais on tient compte des frottements.
- De quel régime s'agit-il dans le cas où
l'on observe toujours des oscillations bien que l'on ne
puisse plus négliger les frottements ? Comment
nomme-t-on le temps caractéristique T
correspondant ?
- Soit Em0 la valeur de l'énergie
mécanique de l'oscillateur lâché sans
vitesse initiale avec un allongement maximum initial
Xm0. Établir l'expression de
l'énergie mécanique Em0 en
fonction de l'allongement maximum initial
Xm0.
On constate expérimentalement qu'au bout d'une
oscillation, l'amplitude du mouvement est divisée
par r (nombre réel positif non nul).
Établir l'expression du rapport de
l'énergie mécanique correspondante
Em1 à l'énergie mécanique
initiale Em0 en fonction de r.
corrigé
ou encore x"
+ k/m x= 0 avec w
0² = k/m
le solide
est soumis à son poids, à l'action du support
et à la tension du ressort.
Le vecteur
T
et le vecteur unitaire xi
sont colinéaires et de sens contraire (si x est
positif, T
est dirigée vers la gauche, ressort
étiré ; si x est négatif
T
est dirigé vers la droite, ressort comprimé) :
la tension est une force de rappel qui tend à ramener
le ressort vers sa position d'équilibre x=0 en
O.
w 0=2p/
T 0 soit T
0 = 2p/w
0
d'après la solution de l'équation
différentielle
or w 0 = (
k/m)½
d'où T0 = 2p(
m/k)½
.
2p : sans dimension ; masse en
kg ; raideur k : force (N) / longueur (m) = masse(kg) *
accélération (ms-2) /
longueur(m)
m/k est donc homogène à un temps au
carré soit ( m/k)½
homogène à un temps.
amplitude a = Xmax = 4,25 10-2
m
pulsation w 0 = b =
21,18 rad.s-1 ; T
0 = 2p/w 0
= 2*3,14 / 21,18 = 2,96 10-1s.
Le calcul donne : w
0² = 2k/m
= 2*12/0,054 = 444,4 soit w
0 = 21,08 rad/s
période calculée : 2*3,14 / 21,08 = 2,98
10-1 s.
écart relatif : (0,298-0,296) / 0,297 *100= 0,7
%
énergie mécanique Em du
système solide-ressort horizontal
:
énergie
cinétique de translation + énergie potentielle
élaxtique soit Em= ½mv² +
½kx²
si x =
Xm l'énergie mécanique est sous
forme potentielle élastique :
½kX²m.
si x=0,
l'énergie mécanique est sous forme
cinétique : ½mV²m.
en absecence
de frottement, l'énergie mécanique se conserve
: ½kX²m=
½mV²m.
V²m=k/mX²mavec
T²0 = 4p²(
m/k)
soit k/m = 4p²/
T²0 d'où
Vm =
2p
Xm/T0.
Vm = 2*3,14*4,3 10-2/0,3 =
0,90 m/s.
régime pseudo-périodique dans le cas
où l'on observe toujours des oscillations bien que
l'on ne puisse plus négliger les frottements ; T :
pseudo-période
Em0 = ½k X²m0
Au bout d'une oscillation, l'amplitude du mouvement est
divisée par r : X²m0 est donc
divisée par r²: X²ml =
X²m0 /r² ;
dihydrogène
:
pile à combustible et
électrolyse(
6,5 points)
Les parties 1 et 2 sont indépendantes
Le principe de la pile à combustible, une
technique déjà ancienne, consiste à
utiliser du dihydrogène pour stocker et transporter
l'énergie. En effet le dihydrogène semble
être le carburant par excellence pour les
véhicules du futur, face aux préoccupations
environnementales croissantes.
Une pile à combustible est un assemblage de
cellules élémentaires, en nombre suffisant
pour assurer la production électrochimique
d'électricité dans les conditions de tension
et d'intensité voulues.
Principe de fonctionnement d'une
cellule élémentaire
De façon générale, le fonctionnement
électrochimique d'une cellule
élémentaire de pile à combustible peut
être schématisé selon le schéma
:
Chaque cellule élémentaire est
constituée de deux compartiments disjoints
alimentés chacun en gaz réactifs
dioxygène et dihydrogène. Les deux
électrodes sont séparées par
l'électrolyte, solution qui laisse circuler les ions.
Du platine est inséré dans les deux
électrodes poreuses.
Pour cette pile acide, les équations des
réactions aux électrodes s'écrivent
:
H2(g) = 2 H+(aq) + 2 e- O2(g) + 4 H+(aq) + 4
e- = 2 H2O(l)
Des deux gaz réactifs préciser quel est le
réducteur et quel est l'oxydant. Justifier la
réponse.
Montrer que l'équation de la réaction
globale de fonctionnement s'écrit : 2
H2(g) + O2(g) = 2
H2O(l)
Pour l'environnement quel est l'avantage d'une pile
à combustible utilisant le dihydrogène par
rapport à un carburant classique ?
Des électrodes 1 ou 2, quelle est celle
appelée " cathode " ? Justifier.
Indiquer sur le schéma le sens de circulation
des électrons. En déduire à quelle
électrode correspond le pôle positif de la
pile et à quelle électrode correspond le
pôle négatif.
Le platine inséré dans les deux
électrodes poreuses joue le rôle de
catalyseur. Définir un catalyseur.
Une cellule élémentaire fonctionne
pendant une durée Dt =
192 h et débite un courant d'intensité
considérée constante I = 300 A. En
utilisant les équations des réactions se
produisant aux électrodes, calculer la
quantité de matière de chacun des gaz
réactifs nécessaire au fonctionnement d'une
cellule élémentaire.
On donne la constante d'Avogadro NA =
6,021023 mol-1 , la charge
électrique élémentaire e = 1,6 10
-19 C.
Principe de production du
dihydrogène par électrolyse au
laboratoire :
Une pile à combustible, pendant les phases de
production, doit être alimentée en continu par
du combustible, la plupart du temps du dihydrogène,
et en comburant, le plus souvent du dioxygène,
présent à près de 20 % dans l'air
ambiant.
Le dihydrogène n'est pas une source
d'énergie naturelle. Il faut produire du
dihydrogène en émettant le moins de pollution
possible. Plusieurs possibilités sont
étudiées : à partir de carburants
fossiles, de biomasse, d'algues vertes ou de
bactéries, de l'électrolyse de l'eau.
L'électrolyse peut se concevoir comme un moyen de
production simple mais coûteux.
Au laboratoire on peut produire du dihydrogène
en électrolysant une solution aqueuse de sulfate
de sodium de concentration molaire en soluté
apporté c = 1,0 mol.L-1. Pour obtenir
cette solution, on dissout le sulfate de sodium
Na2SO4(s) dans de l'eau
distillée. Le volume de solution obtenue est V =
500 mL. Écrire l'équation de la
réaction de dissolution du sulfate de sodium
solide.
- Compléter littéralement, en fonction de
c, V et xf le tableau descriptif de
l'évolution du système au cours de la
transformation chimique.
- Sachant que dans l'état final de la
transformation la quantité de matière
d'ions sodium obtenue est de 1,0 mol en déduire
l'avancement final de la réaction. La
transformation est-elle totale ?
Donner l'expression du quotient de réaction
Qr, f dans l'état final du
système. Calculer sa valeur.
On réalise le montage schématisé
ci-dessous :
Deux petits cristallisoirs sont remplis de la solution
aqueuse de sulfate de sodium précédente
à laquelle on a ajouté quelques gouttes de
bleu de bromothymol. Ils sont reliés l'un et
l'autre par un pont salin. Les deux électrodes,
respectivement dans chacun des deux cristallisoirs, sont
reliées à un générateur de
tension. Avant de mettre en fonctionnement le
générateur, on observe que les deux
solutions contenues dans les cristallisoirs sont vertes.
Une fois l'électrolyse lancée, on observe
que les solutions contenues dans les cristallisoirs
prennent des teintes différentes.
On donne pour le bleu de bromothymol : zone de virage :
6,0 - 7,6 ; teinte jaune pour la forme acide ; teinte
bleue pour la forme basique.
Les deux réactions ayant lieu aux
électrodes ont pour équations : 2
H2O(l) = O2(g) + 4
H+(aq) + 4 e-
2 H2O(l) + 2 e- = H2(g)
+ 2 HO - (aq)
- Quelle est la réaction qui a lieu à
l'anode ? Quelle est la réaction qui a lieu
à la cathode ?
- Quelle couleur prend la solution du côté
de la cathode ? du côté de l'anode ?
- Écrire l'équation de réaction qui
a lieu lors de l'électrolyse.
L'électrolyse terminée on transvase
dans un becher les deux solutions contenues dans chacun
des cristallisoirs. Théoriquement, quelle sera la
teinte finale de la solution obtenue ? Justifier par un
raisonnement qualitatif à l'aide des
quantités de matière. En fait le dioxyde de
carbone dissous dans l'eau distillée peut modifier
la teinte théorique attendue.
O2(g) + 4 H+(aq) + 4 e-
= 2 H2O(l) : l'oxydant O2 se
réduit
Faire la somme, dans le bilan les électrons
n'apparaissent pas : 2 H2(g) + O2(g) =
2 H2O(l)
La réaction libère de l'eau non polluante
alors que les gaz d'échappement actuels
libèrent du CO2, qui participe à
l'effet de serre, des oxydes d'azote.
électrode 1 : cathode, réduction de
O2 ; électrode 2 : anode, oxydation de
H2, libérant des électrons.
catalyseur : espèce chimique qui augmente
la vitesse de réaction ; il n'apparaît pas dans
le bilan de l'équation.L'avancement final de la
transformation est atteint plus rapidement sans être
modifié.
Quantité d'électricité : Q = I
Dt = 300/192*3600 = 2,07
108 C
La charge d'une mole d'électrons est, en valeur
absolue 96500 C d'où la quantité de
matière d'électrons :
Si la transformation est totale, le sulfate de sodium est
totalement consommé : cV-xmax =0 ;
xmax = cV = 0,5 mol
xf
=½ qté de matière finale Na+=
0,5 mol
xmax
=xf : donc la transformation est
totale.
Qr, f =[Na+]²f[
SO42-]f avec :[Na+]f
=2xf/V et [
SO42-]f
=xf/V
; Qr, f = 4 (xf/V)3
=
4*(0,5/0,5)3=4.
à l'anode oxydation de l'eau : 2 H2O(l)
= O2(g) + 4 H+(aq) + 4
e-
le milieu devient acide, donc teinte jaune.
à la cathode, réduction de l'eau 4
H2O(l) + 4 e- = 2H2(g) + 4
HO - (aq)
le milieu devient basique, donc teinte bleue.
or 4 H+(aq) +4 HO - (aq) = 4
H2O(l)
d'où le ilan : 2
H2O(l) = 2H2(g) +
O2(g).
L'oxydation produit 4 protons H+(aq) alors que la
réduction produit 4 anions hydroxyde
HO-(aq). Ces ions réagissent pour former
de l'eau et, en conséquence, le milieu doit
être neutre; la solution aura une teinte verte (teinte
sensible du BBT).