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Lhistoire des CFC (chloro-fluoro-carbones, nommés egalement fréons) est très curieuse : une molécule très stable, non toxique, ininflammable, très utilisée pour la réfrigération, dans les sprays et comme isolants. Décrite à lorigine comme un progrès technique remarquable, elle fut ensuite suspectée dêtre dangereuse pour latmosphère. Elle est maintenant vue comme une menace pour la vie terrestre. Certains refusent daccepter la responsabilté des CFC dans la déplétion de la couche dozone et accusent les grands groupes chimiques de vouloir banir les CFC pour les remplacer par de nouveaux produits plus chers. Lhistoire de lozone illustre comme il est difficile de prédir précisément la réponse de notre planète aux modifications humaines mais aussi comme les discussions entre scientifiques peuvent être si émotionnelles. D'après Is The Temperature Rising? S. George Philander (Ed. Princeton Paperbacks) I. Création de lozone dans la stratosphère ; cycle de Chapman (prix Nobel 1985)
II. Destruction de lozone stratosphérique par les CFC Dans les années 1970, Molina et Rowland, qui partagèrent le prix Nobel avec Chapman, prédirent que la principale qualité des CFC, à savoir leur stabilité, pouvait se révéler dangereuse pour la couche dozone. Comme les CFC ne réagissent pas avec dautres réactifs, ils peuvent rester dans latmosphère très longtemps et être dispersés vers les hautes altitudes où la lumière peut les décomposer enélements plus simples. Rowland et Molina émirent lhypothèse que lun deux, le chlore, pouvait jouer le rôle de catalyseur dans la décompositon de lozone, suivant le cycle : Cl + O3 --> ClO + O2 et ClO + O --> Cl + O2
III. Le trou dozone au dessus de lAntarctique Lors de la longue nuit polaire, les températures au-dessus du pôle Sud atteignent les - 80°C. Le pôle est alors recouvert de nuages de cristaux de glace.
IV. Lozone ; un polluant dans les grandes villes Au niveau du sol, lozone est beaucoup moins recherché quen haute altitude : il est très agressif envers les poumons et constitue lun des polluants les plus sérieux.
V. Mesure du taux dozone ; suivi de la réaction simplifiée 2 O3 = 3 O2 Embarqué
dans un satellite, un spectrophotomètre peut mesurer
la quantité dozone au pôle Sud. On
sest placé à l
= 240
nm.
corrigé Il y a moins de dioxygène en altitude quau niveau du sol car plus l'altitude augmente, plus l'atmosphère se raréfie : la pression diminue avec l'altitude. De plus une partie du dioxygène se transforme en ozone sous l'action des UV. Une réaction à trois molécules est plus rare quune réaction classique entre deux réactifs : Une réaction chimique ayant lieu entre A et B, donnant C+D signifie : des liaisons chimiques sont rompues, dautres sont créées pour passer du système (A + B) au système final (C + D). Les chocs efficaces (chocs suffisamment énergétiques pour rompre les liaisons ) conduisent à ces ruptures,( il existe aussi des chocs élastiques qui ne cassent pas les liaisons) La probabilité de rencontres entre les particules et de chocs efficaces sera d'autant plus grande que la concentration ( ou la pression pour les gaz) sera plus grande La probabilité que trois particules se rencontrent est plus faible que pour deux particules. O2 + O + M =O3 + M* réaction (2) A basse altitude il y a beaucoup plus de dioxygène qu'à haute altitude : la réaction sera favorisée par la plus forte pression en O2 ( facteur cinétique : concentration ou pression d'un réactif) A haute
altitude il y a beaucoup plus d'atomes oxygène (
formé sous l'action des UV) qu'à basse
altitude : la réaction sera favorisée par la
plus grande quantité d'oxygène atomique,
très réactif.
et ClO + O --> Cl + O2 (3) ajouter membre à membre : O3 + O-->2 O2. Une seule
molécule de chlore peut détruire des milliers
de molécules dozone : elle est consommée
dans la réaction (1)
mais régénérée dans la
réaction (3).
En fin de ce premier cycle elle demeure disponible pour
entamer un second cycle et ainsi de suite.
exemples : décomposition de H2O2 en présence de dioxyde de manganèse ; fabrication de NH3 en présence de fer ; diminution des émissions polluantes des pots d'échappement à l'aide d'un mélange de catalyseurs solides Pd, Pt , Rh. En plus des
cristaux de glace, il faut aussi des UV pour
décomposer
lozone : en
juillet-août au pôle Sud c'est l'hiver et la
température est trop basse pour que l'ozone se forme
en grande quantité : facteur cinétique
limitant ; par contre l'ozone est en partie détruite
par les UV ). En décembre, c'est l'été
austral. Les mois les plus favorables à
lobservation dun trou de couche
dozone
sur le pôle Sud sont juillet aout, hiver austral.
Le maximum
dabsorbance des molécules est
très probablement dans le domaine des UV car l'ozone
stratosphérique, en filtrant une partie du
rayonnement UV solaire protège la vie sur terre.
Lorsqu'une lumière monochromatique d'intensité I0 traverse un milieu homogène, l'intensité de la lumière émergente I décroît exponentiellement lorsque l'épaisseur l du milieu absorbant augmente. I = I0 . e (- kl) k est une constante appelée coefficient d'absorption, caractéristique du milieu et de la longueur d'onde considérés. Dans le cas des solutions, la loi de Beer fait intervenir les concentrations. I = I0 . e (- elc) où e est un coefficient caractéristique de la substance appelé coefficient d'absorbance (L mol-1 cm-1), l est l'épaisseur de la cuve (cm) et c la concentration de la solution (mol/L). La relation fondamentale utilisée en spectrophotométrie est présentée sous la forme : A= log (I0/I) = elc ( A est l'absorbance ou densité optique)
[O3] =quantité de matière (mol) / volume (L)= (n0(O3)-2x) / V soit x =½( n0(O3) -V[O3] ) or la vitesse volumique v de réaction est égale à 1/V dx(t) / dt ; dx/dt = - ½Vd[O3]/dt ; v = -½d[O3]/dt graphes [O3] = f(t) et x = f(t) : De plus A= k [O3] = 0,1 [O3] soit [O3] = 10 A et x= ½( n0(O3) -V[O3] ) soit x= ½( n0(O3) -10AV ) d'où v =-5 dA/dt.
graphe x=f(t) : la vitesse de la réaction est proportionnelle au coefficient directeur de la tangente à la courbe à la date considérée. Ces coefficients directeurs diminuent au cours du temps ( les tangentes se rapprochent de l'horizontale) : la vitese de la réaction diminue donc au cours du temps.
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